Politique

Respect de la constitution: l’AR et le G7 dans les rues ce 26 mai

«Nous appelons tous les compatriotes à participer massivement à la marche de protestation que l’Opposition et le Front citoyen 2016 organiseront le 26 mai en cours sur toute l’étendue de la République et dans les grandes villes du monde où se trouve la communauté RD-congolaise pour réclamer la publication urgente du calendrier électoral par la CENI et obliger le Président Kabila à respecter la Constitution», a asséné Franck Diongo
L’Alternance pour la République -AR- et le Groupe de sept partis politiques transfuges de la Majorité présidentielle -G7- refusent d’assister impuissants face à toutes les questions de l’heure. Ces deux plateformes s’inscrivent en faux contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle, les massacres cycliques à l’Est et ce qu’elles qualifient de fausses accusations à charge de Moïse Katumbi, leur candidat-président de la République, accusation qui a d’ailleurs conduit à l’inculpation et à l’émission d’un mandat d’arrêt provisoire. Samedi 14 mai dernier à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, Franck Diongo et Kyungu wa Kumwanza, respectivement 1er vice-président de l’AR et membre du présidium du G7, ont organisé conjointement une conférence de presse. Au cours de cet échange avec la presse, ils ont invité la population RD-congolaise à descendre dans les rues pour contrer toute imposture. «L’AR et le G7 appellent tous les compatriotes à participer massivement à la marche de protestation que l’Opposition et le Front citoyen 2016 organiseront le 26 mai en cours sur toute l’étendue de la République et dans les grandes villes du monde où se trouve la communauté RD-congolaise pour réclamer la publication urgente du calendrier électoral par la CENI et obliger le Président Kabila à respecter la Constitution», a asséné Franck Diongo.
Engagés résolument dans la lutte pour la sauvegarde de la Constitution et l’alternance démocratique en RD-Congo, l’AR et le G7 font tout leur possible pour y arriver. Ils ont fait savoir leur position au cours de cette rencontre avec la presse. Concernant l’instruction par le Parquet général près la Cour d’appel de Lubumbashi de Moïse Katumbi dans l’affaire dite de recrutement de mercenaires, ayant même conduit à l’inculpation et à l’émission d’un mandat d’arrêt provisoire, ces deux plateformes qualifient de fausses toutes ces accusations à charge de leur candidat-président de la République. «L’accusation de recrutement de mercenaires américains et sud-africains portée contre Moïse Katumbi par le ministre de la Justice est totalement fausse et ridicule. Elle ne repose sur aucune preuve tangible des faits allégués par le ministre de la Justice et procède à l’évidence d’une cabale politique grossière dont la finalité est de salir sa réputation et de l’écarter de la prochaine élection présidentielle en le rendant inéligible par une condamnation judiciaire», a révélé Franck Diongo avant de dénoncer et condamner l’utilisation abusive et illégale des médias publics par le gouvernement pour salir les leaders de l’Opposition.
À en croire les propos de Franck Diongo, la Cour constitutionnelle, en rendant son arrêt à l’interprétation de l’article 70 de la Constitution, a octroyé un troisième mandat illégal et illégitime au Président Joseph Kabila. Mandat dont le régime juridique et la durée n’ont pas été précisés. «Après son arrêt fort controversé du mois d’août 2015, la Cour vient de démontrer, une fois de plus, qu’elle est au service du Président Kabila et de la Majorité présidentielle pour leur permettre de demeurer au pouvoir par défi et au mépris total aussi bien de la Constitution de la République que du peuple RD-congolais qui réclament l’alternance démocratique», a-t-il constaté non sans rejeter catégoriquement cet arrêt de mercredi 11 mai 2016 qui, selon lui, opère un coup d’Etat constitutionnel, cautionne le glissement du calendrier électoral et institue une présidence à durée indéterminée pour le Président Kabila.
Tout en dénonçant les actes barbares perpétrés dans la partie Est de la RD-Congo, l’AR et le G7 ont déploré «le silence coupable et l’indifférence du gouvernement de la République» dont l’une des missions régaliennes est de sécuriser les personnes et leurs biens à travers tout le territoire national. Qu’à cela ne tienne, le rendez-vous est donc pris pour le 26 mai prochain pour cette marche.
Barick BUEMA

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