
Le président Félix Tshisekedi a réaffirmé, lors de ses vœux au corps diplomatique réuni à Kinshasa le 31 janvier, son soutien à un dialogue inter-congolais encadré par les institutions et strictement respectueux de la Constitution. Le message demeure clair: si un dialogue national est convoqué, il sera soumis à des garde-fous et à des exigences de reddition de comptes, notamment en matière de respect du cadre juridique et de la lutte contre l’impunité.
Un cadre constitué et une ambition affichée
Dans une allocution qui rappelle l’importance du multilatéralisme et de l’ordre international, le Chef de l’État a déclaré que «la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des États ne sont pas des principes à géométrie variable; elles constituent le socle d’un ordre international juste, et la condition même d’une paix durable». Le dialogue, s’il a lieu, est présenté comme apaisé, inclusif et résolument républicain, avec pour objectif le renforcement de la cohésion nationale tout en respectant les institutions démocratiques.
Le président a toutefois précisé que ce rendez-vous doit se dérouler sur le sol national et être conduit par les institutions de la République, dans le cadre de la Constitution et des lois. Aucune dérive vers des arrangements non conformes au pacte démocratique ne serait tolérée. «La souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des États ne sont pas des principes à géométrie variable; elles constituent le socle d’un ordre international juste, et la condition même d’une paix durable», a déclaré Tshisekedi. «Si le dialogue a lieu, il doit être apaisé, inclusif et résolument républicain», a-t-il ajouté, précisant que le processus «doit se dérouler sur le sol national et être conduit par les institutions de la République».
Une ligne rouge sur les crimes et les responsabilités
Le chef de l’État a également rappelé que le dialogue ne peut être utilisé pour relativiser des crimes commis contre les populations. Selon ses propos, «la justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout, jusqu’à la fin, et sans complaisance, afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés du fait de l’agression». L’idée centrale est que le dialogue, s’il est organisé, doit s’inscrire dans un cadre de reddition de comptes et de transparence, en excluant les auteurs de crimes de guerre des discussions.
«La justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout, jusqu’à la fin, et sans complaisance, afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés du fait de l’agression», a-t-il fait savoir.
«Donc, dialogue, oui, mais pas avec les auteurs de crimes commis contre nos populations», a-t-il précisé.
Enjeux pour l’opposition et le pays
La déclaration ouvre un cadre pour l’action politique, tout en laissant à l’opposition le soin de réagir et de préciser sa position quant au cadre procédural et aux mécanismes de reddition de comptes envisagés. Les prochaines évolutions, tant sur le plan juridique que diplomatique, seront suivies de près par les acteurs et le public.
Natine K.

