Politique

Ngoy Kansaji dément avoir spolié la MIBA

Selon ses proches, le gouverneur est plutôt très actif et marque des points sur le front de l’encadrement de l’exploitation artisanale du diamant
«Mépriser l’exploitation artisanale aujourd’hui, c’est faire preuve d’ignorance manifeste de l’histoire minière de notre pays et cracher sur la mémoire de tout un peuple qui n’a eu la vie sauve que grâce à ce genre d’exploitation minière, dont les origines remontent dans les maximes du feu Kalonji  Mulopwe», confient les proches du gouv’ du Kasai Oriental.
Il convient de souligner que lorsque l’exploitation artisanale du diamant a été autorisée en 1960 puis libéralisée en 1982 par le Président Mobutu, Ngoyi Kasanji n’était pas encore né pour lui imputer une quelconque responsabilité sur la spoliation du patrimoine de la MIBA, tel que le claironnent ses détracteurs mal intentionnés aujourd’hui.
Au Kasaï Oriental, des voix se lèvent pour accuser le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji d’orchestrer l’exploitation artisanale du diamant sur le site de la MIBA. Ces voix vont plus loin pour noter que le gouv’ Kasanji aurait encouragé la spoliation de la MIBA. Contacté par «AfricaNews» sur toutes ces allégations, le cabinet du gouverneur rejette tout en bloc et dénonce une machine de diabolisation mise en marche par ses détracteurs et une bande de gens hostiles au programme de la Révolution de la modernité déclenché par le Chef de l’Etat Joseph Kabila. «Il n’y a pas de spoliation du terrain de la MIBA. L’opinion doit savoir que même l’avènement du nouveau Code minier a prévu l’institution des Zones d’exploitation artisanale de produits miniers à travers l’ensemble du pays», rappelle-t-on.
Et de préciser: «mépriser l’exploitation artisanale aujourd’hui, c’est faire preuve d’ignorance manifeste de l’histoire minière de notre pays et crasher sur la mémoire de tout un peuple qui n’a eu la vie sauve que grâce à ce genre d’exploitation minière, dont les origines remontent dans les maximes du feu Kalonji Mulopwe». Le cabinet de Kasanji retrace ici l’histoire de la vie diamantifère au Kasaï Oriental.
Il souligne que pour comprendre cette passion d’Alphonse Ngoyi Kasanji pour la Minière de Bakwanga -MIBA-, il convient de remonter aux années 60 durant lesquelles le Patriarche Kalonji Mulopze d’heureuse mémoire, avait demandé aux Est-kasaiens, revenus dépouillés du refoulement du Kasaï Occidental, de se lancer dans l’exploitation artisanale du diamant, sous la maxime du genre «Umbulayi mintuntu» qui signifie «creusez les grillons» ou encore «Article 15: Débouillez-vous pour vivre». A cette époque, Dieu a permis que le diamant puisse se ramasser à travers la province, au point de le comparer à la manne tombée du ciel.
Ce qui a donné de l’ampleur à l’exploitation artisanale au regard de son impact sur la survie des refoulés. «Il convient de souligner qu’en ce temps là, Ngoyi Kasanji n’était pas encore né pour lui imputer une quelconque responsabilité sur  la spoliation du patrimoine de la MIBA, tel que le claironnent ses détracteurs mal intentionnés aujourd’hui», fustige son cabinet. Et de poursuivre: «dès la libéralisation de l’exploitation artisanale du diamant en 1982 par le Marechal Mobutu qui intervînt après le phénomène dit Massacres de Katekelayi et de Luamuela, il était permis à tout Kasaïen d’exploiter le diamant partout où il se trouvait à l’exception du périmètre abritant l’actuel polygone de la MIBA».
Statistiques à l’appui, le cabinet du gouv’ Kasanji note qu’à partir de cette époque là, la meilleure production de la MIBA atteignît au maximum 30%, tandis que celle de l’exploitation artisanale, à peine libéralisée atteignait 70% avant que cette dernière n’atteigne actuellement presque 100% de la production diamantifère de la RD-Congo. Pour Ngokas, il n’y a aucun doute que la Minière de Bakwanga -MIBA- a bénéficié de tous les rudiments nécessaires au redémarrage effectif de ses activités.
 
«Si le Président de la République qui mérite la reconnaissance des populations Est-kasaiennes à ce propos, s’est impliqué avec des moyens financiers conséquents pour un avenir radieux de cette société de l’Etat RD-congolais, le gouverneur de province a relayé la flamme en s’investissant, corps et âmes, dans un lobbying et un plaidoyer fertiles dont l’impact n’est plus à démontrer», se félicite-t-on. Et de dénoncer: «malheureusement, la MIBA a été trahie par les différents comités de gestion qui se sont succédés à sa tête. Dans un passé récent le Comité de gestion Luabeya s’est permis  l’achat de la dragline  à un prix exorbitant de USD 10 millions obtenus en prêt de la société EMAXON et qui n’a jamais produit un seul franc au profit de la MIBA qui a pourtant remboursé cette dette jusqu’à son complet apurement».
Il en est de même de centaines millions de dollars produits et qui n’ont jamais été réinvestis dans le renouvellement de l’outil de production. «Tous les produits achetés par la MIBA lui étaient vendus au triple voire quadruple des prix réels du marché dans le but de bénéficier des opérations retour au profit des dirigeants parmi lesquels Hubert Kazadi Mabika. C’est dans le même ordre d’idées que se situe l’endettement de la MIBA qui s’élève aujourd’hui à USD 150 millions hormis la dette sociale», révèle-t-on. En 2009, lorsque plusieurs villas de la MIBA étaient vendues aux enchères à cause des crimes d’initiés perpétrés savamment par ses propres dirigeants, c’est grâce à l’intervention salvatrice de Ngoy Kasanji que leur entreprise criminelle a été stoppée nette.
Le gouv’ n’a jamais entrepris une démarche qui détruirait la MIBA. Pour preuve, pendant son règne, une somme de USD 10 millions a été donnée par le Chef de l’Etat à la MIBA pour la certification des réserves. «On falsifierait l’histoire si l’on oubliait les interventions personnelles du gouv’ Kasanji auprès du gouvernement central qui a eu à décaisser USD 250.000 en faveur de la Société Energie du Kasaï -ENERKA-, qui est une filiale de la MIBA», se souvient-on.
Octave MUKENDI

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