Malumalu: son code de bonne conduite bien perçu…

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L’expérience l’a assagi. Le fait d’associer les partis politiques aux différentes étapes du processus électoral en est la preuve. Tel que partie, la CENI donne à espérer l’organisation des scrutins transparents et réussis  
Le train des élections est en marche. Si en 2006 Malumalu et la Commission électorale indépendante -CEI- avaient commis l’erreur de ne pas mettre suffisamment à profit l’apport des autres parties prenantes au processus électoral, en 2013 l’expérience l’a assagi. L’Abbé Apollinaire Malumalu, président de la Commission électorale nationale indépendante -CENI- l’a bien dit. Et la signature du Code de bonne conduite par les présidents des partis et celle du protocole d’accord mettant en place le Comité de liaison CENI-partis politiques par leurs mandataires, le samedi 8 février 2014, au Palais du peuple, l’a confirmé.
Sur les 451 régulièrement enregistrées au ministère de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, c’est quasiment toutes les formations politiques qui y ont répondu présentes. La grande absente a été, comme d’aucuns s’y attendaient, l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS- du déclaré opposant radical, Etienne Tshisekedi. Mais les retardataires ont jusqu’à la fin de ce mois de février pour se ressaisir et signer ces documents.
Le chapiteau placé dans l’enceinte du Palais du peuple était noir des représentants des formations politiques, le week-end dernier. La cause: la signature du Code de bonne conduite des partis politiques, des regroupements politiques et des candidats aux élections en RD-Congo par les présidents des différents partis. Et celle du protocole d’accord mettant en place le Comité de liaison CENI-partis politiques par les mandataires de ces derniers.
C’est pratiquement tous les partis qui y ont répondu présents, à une grande exception près: l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS- de l’historique opposant radical, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Pourtant, ce parti avait mandaté Jacob Ilunga Kabeya. «Pas très surprenant!», pense-t-on. Au fil du temps, l’UDPS a presque fait du boycott sa spécialité. Entretemps, la caravane passe. Et la CENI appelle les partis qui hésitent jusque-là, à aller apposer leurs signatures sur les deux documents, histoire de rejoindre le train des élections qui est déjà en marche.
«Les élections promettent de bien se passer parce que, cette fois-ci, la CENI a quand même pris le soin d’expliquer aux mandataires des partis politiques tout ce qu’il y a autour de ces scrutins, voire comment faire pour accéder à l’information électorale», a déclaré Edite Wamba, mandataire d’un parti politique. Cette affirmation donne une nette idée de la formule Malumalu.
«La réussite des élections n’est pas seulement une affaire de la CENI, mais c’est un problème qui concerne chacune des parties prenantes au processus», disait-il. Et depuis qu’il est de retour aux affaires, l’Abbé Malumalu s’attèle à intégrer les autres parties prenantes dont les partis politiques, dans les différentes étapes du processus électoral.
Dernière illustration en date: Le code de bonne conduite a été élaboré par la CENI et les représentants des partis politiques. «Ce document a été examiné et adopté unanimement par les mandataires des partis politiques accrédités à la CENI», a souligné Malumalu. Le travail s’est fait dans une parfaite collaboration. «Il n’y a pas eu trop de problèmes lors de l’élaboration de ce document», a fait savoir un autre mandataire, juriste de son état.
C’est clair, la CENI n’a pas l’ambition de faire cavalier seul. Plutôt, pour ce cycle électoral 2013-2016, elle promeut l’intégrité des scrutins, a expliqué l’Abbé président. La CENI s’attèle à évoluer avec le peuple via les partis politiques afin d’offrir aux prochaines élections un caractère transparent et un cadre véritablement apaisé. Pour l’Abbé Apollinaire Malumalu, il s’agit de bien faire connaître les normes pour le bon déroulement des élections. Et la stratégie promet de marcher!
A travers la signature de ce code de bonne conduite, les partis politiques, les regroupements politiques, les candidats aux élections disposent et jouissent du droit à la sécurité de leur personne, de leurs membres, de leur patrimoine ainsi que de leurs activités, comme indique l’un de ses articles. Ils ont aussi droit à l’égal accès à une bonne information et en temps réel sur toutes les questions relatives à la préparation et à l’organisation des élections.
Les partis ayant approuvés leurs signatures sur le code de bonne conduite jouissent non seulement des droits mais aussi des devoirs entre autres, celui d’assurer effectivement l’éducation civique et électorale de leurs militants. Ils doivent notamment s’abstenir de tout acte de vandalisme à l’égard de tous les symboles des institutions de la République, des partis politiques et des candidats aux élections. Même le choix du lieu, le Palais du peuple, centre par excellence de la démocratie, n’est pas fortuit.
Hugo Robert MABIALA & Patrick NZAZI

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