Politique

Lutte contre le blanchiment des capitaux: Luzolo Bambi monte des stratégies

«Le rôle des banques est primordial dans la lutte contre le blanchiment des capitaux», a souligné Luzolo Bambi Lessa, conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de Bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, lors d’une journée de réflexion organisée par ses services, vendredi 3 mars en la salle Virunga de l’Hôtel Memling, dans la commune de la Gombe. C’est pourquoi, pour donner une dimension à cet atelier sur la lutte contre le blanchiment des capitaux en RD-Congo et son incidence sur le financement du terrorisme et enrichir les discussions, il a impliqué également la Banque centrale du Congo -BCC-, les banques commerciales, les intermédiaires financiers et autres institutions. Il a également associé à cette activité quelques membres de la Cellule nationale des renseignements financiers, de l’Inspection générale des finances et de la Police nationale. Durant les travaux, après avoir identifié les risques du blanchissement des capitaux et la vulnérabilité au blanchissement des capitaux auxquels la RD-Congo est exposée, les participants ont formulé des recommandations susceptibles de contribuer à la définition de la politique nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux.
Comme l’évaluation nationale des risques du blanchiment des capitaux -ENR-, avait déjà été réalisée en RD-Congo 2013-2014, Luzolo Bambi a, lors d’une journée de réflexion organisée par ses services, vendredi 3 mars en la salle Virunga de l’Hôtel Memling, dans la commune de la Gombe, invité les participants à dégager des recommandations concrètes qui serviront des socles pour la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. C’est ce qui a été fait. Après avoir identifié les risques du blanchissement des capitaux et la vulnérabilité au blanchissement des capitaux auxquels la RD-Congo est exposée, les participants ont formulé des recommandations susceptibles de contribuer à la définition de la politique nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux.
Il s’agit de: la mise à jour de la loi n° 04/016 du 19 juillet 2004 en tenant compte des dernières recommandations du GAFI; l’opérationnalisation de toutes les structures prévues dans le dispositif national de lutte contre le blanchissement des capitaux -Comité consultatif de lutte contre le blanchissement des capitaux et Fonds pour la lutte contre le crime organisé-; le renforcement de la coordination, la collaboration et la coopération sur le plan national, entre services de l’Etat; sur le plan régional et international entre Etats et Organismes internationaux dédiés; la mise en place d’un parquet financier spécialisé dans la répression des crimes économico-financiers; le renforcement des capacités du personnel des services chargés de la lutte contre le blanchissement des capitaux.
Ils ont également recommandé la sensibilisation des services tels que la Banque Centrale du Congo -BCC-, la DGI, la DGDA, l’OCC, la DGM, l’Autorité de la régulation et de contrôle des assurances, les banques et autres sur la lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme et de la prolifération; le renforcement des capacités et sensibilisation des opérateurs judiciaires -Inspecteurs judiciaires; magistrats et avocats- sur l’importance de leur rôle dans la lutte contre le blanchissement des capitaux en améliorant leurs conditions de vie et de travail; la vulgarisation de la loi portant lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme; la mise en place de l’association des agents de conformité des banques commerciales.
Contrôle de circuit du blanchiment des capitaux
Pour Luzolo Bambi, cette journée de réflexions vaut également sensibilisation de tous les acteurs qui peuvent contrôler le circuit du blanchiment des capitaux, car d’aucun n’ignore que le blanchiment et la fuite des capitaux causent une perte de plusieurs millions de dollars en RD-Congo. Le conseiller spécial du Chef de l’Etat a précisé que l’objet et l’intérêt de cette journée de réflexion rencontrent l’une des missions lui confiées par le Président de la République Joseph Kabila. Il s’agit de: la conception, l’élaboration et la proposition des stratégies et politique à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Ce, conformément aux dispositions pertinentes de l’Ordonnance du 14 juillet 2016 portant organisation et fonctionnement des services du conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Création du GAFI
Le conseiller spécial du Chef de l’Etat a rappelé que la menace que constituent le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme pour la sécurité et l’économie du monde, avait poussé la Communauté internationale de créer le Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux -GAFI-, lors du Sommet du G-7 à Paris en 1989 pour mettre au point une action coordonnée à l’échelle internationale. A cet effet, a-t-il poursuivi, le GAFI a élaboré 40 recommandations qui énoncent les mesures que les gouvernements nationaux doivent prendre pour appliquer des plans efficaces de lutte contre le blanc himent des capitaux. Pour Luzolo Bambi, il s’agit essentiellement des recommandations sur la politique et la coordination en matière de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, sur des pouvoirs et des responsabilités des autorités compétentes ainsi que sur la coopération internationale.
Christian BUTSILA

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