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Le gouvernement publie le rapport d’évaluation de l’Opération Likofi

Dans la foulée, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a annoncé l’imminent lancement de la nouvelle phase de l’Opération destinée à traquer les brigands qui terrorisent les populations
Enfin, le gouvernement a rendu public le rapport d’évaluation de l’Opération Likofi, rédigé dans son entièreté par l’Inspecteur général de la Police nationale congolaise -PNC- via son Commissaire divisionnaire, Jean de Dieu Oleko et dont le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, qui l’a présenté mardi à la presse, s’est chargé de faire plusieurs recoupements. Evariste Boshab Mabudj clôt le débat sur cette opération qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive tant sur le plan national qu’international. Chiffres à l’appui, le VPM a contredit les rapports biaisés et erronés publiés par certaines organisations des droits de l’homme. Ce rapport couvre la phase initiale de Likofi I organisée du 15 novembre 2013 au 6 février 2014. Il annonce, dans ses recommandations, le lancement imminent de la prochaine étape de l’Opération destinée à traquer les Kuluna sous une nouvelle dénomination en réactualisant son plan opérationnel.
Le VPM en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab Mabudj, est passé en première ligne. Après des rapports erronés et biaisés publiés par des ONG des droits de l’homme -ONGDH-, le VPM, devant un parterre de journalistes, a publié le rapport officiel d’évaluation de l’opération Likofi, rédigé dans son entièreté par l’inspecteur général de la Police nationale congolaise -PNC-, le Commissaire divisionnaire, Jean de Dieu Oleko. Ce rapport, clôt le débat sur cette opération ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive sur le plan national et international. Il brosse le contexte du lancement de cette opération, sa conception, sa mise en œuvre, ses résultats avant de refermer ses pages sur les recommandations.
Chiffres à l’appui, le VPM a passé en revue toutes les actions ayant parsemé l’Opération Likofi. Selon ce rapport, 903 criminels ont été enregistrés à travers la ville et 257 d’entre eux ont été relâchés après enquête. Il a en plus récapitulé certains cas de violations de droits de l’homme perpétrées lors de l’Opération Likofi. Pour le Bureau conjoint des Nations unies des droits de l’homme -BCNUDH-, 32 personnes étaient disparues et 9 autres exécutées. Human Rights Watch, par contre, a fait part de la disparition de 33 personnes et l’exécution de 51. Les chiffres de l’IG de la PNC ont fait mentir les statistiques de ces ONG. Ils attestent avoir enregistré 18 plaintes traitées avec comme résultats: 16 personnes disparues et 2 exécutées. «Le nombre élevé des cas des disparus peut s’expliquer par la peur engendrée lors de l’opération à la fuite. La présence de certains présumés Kuluna a été signalée dans les provinces limitrophes ainsi qu’en Angola et au Congo Brazzaville. S’agissant de ce dernier pays, 82 kuluna ont été officiellement remis aux autorités de la PNC. L’expulsion massive de nos compatriotes de ce pays est expliquée entre autres par le nombre croissant de ces criminels dans l’autre rive du fleuve», explique le rapport.
Ces statistiques ont poussé Boshab à déplorer le refus de ces ONGDH de collaborer avec le gouvernement, sous prétexte du respect de principe de la confidentialité de l’identité de ses victimes et des témoins. «Et ce, malgré notre insistance, avec proposition d’organiser une procédure sous anonymat, à partir de leurs bureaux», a dénoncé Evariste Boshab.
A en croire ce rapport, la mission d’évaluation s’est inscrite dans un double contexte de mise en œuvre d’une opération de sécurité publique de grande envergure et d’ajustement aux principes de base de la nouvelle doctrine de la police de proximité qui fonde son action sur base de 6 grands principes, entre autres, proximité, prévention, et respect des droits de l’homme.
Une série de recommandations boucle ce rapport. Il s’agit entre autres de la sensibilisation, l’implication des juges, l’ouverture immédiate d’une enquête en cas d’éventuels dérapages, la mise en œuvre d’une politique de communication inclusive de toutes les autorités étatique et non-étatique en vue d’une meilleure sensibilisation de la population en amont.
Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a profité de l’occasion pour annoncer la poursuite de l’opération de traque des Kuluna sous une nouvelle dénomination en réactualisant son plan opérationnel et dans le strict respect des règles de l’art.
Lancée pour la période allant du 14 novembre 2013 au 15 février 2014, l’Opération Likofi a été conçue pour traquer les brigands qui terrorisent les populations.
Laurent OMBA
 

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