Politique

Election présidentielle 2016: l’appel de Claudel Lubaya

Le député UNC élu de Kananga évoque la nécessité pour l’Opposition de faire bloc autour d’un projet commun
Alors que le facilitateur Edem Kodjo a annoncé la mise en place du comité préparatoire du dialogue à la fin de cette semaine, la Dynamique de l’Opposition, réunie mardi à Kinshasa, a rejeté l’idée de prendre part à ces accises. Certains de ses membres sont plutôt en train de réfléchir sur les possibilités pour l’Opposition de s’accorder autour d’un projet commun. Dans un message posté sur Facebook, André Claudel Lubaya, député UNC élu de Kananga, appelle son camp politique à «réfléchir dès à présent, sur la stratégie holistique à mettre en œuvre pour éviter toute confusion dans l’esprit des électeurs et ne pas compromettre les chances d’aboutir à l’alternance au sommet de l’Etat. Il faudra éviter l’émiettement de l’électorat de l’opposition, pour ne pas aussi être l’une des causes d’une éventuelle victoire du candidat de l’actuelle majorité présidentielle». Lubaya estime qu’autant tout le monde ne pourra pas devenir Président de la République à l’issue du prochain scrutin, autant, quoique c’est un droit légitime, tout le monde, du moins pour l’Opposition, ne devra pas forcément se porter candidat à l’élection présidentielle. Ce qui importe pour lui c’est la prise en compte des ambitions légitimes des uns et des autres dans l’élaboration d’une stratégie gagnante, fondée sur un projet commun et fédérateur, réaliste et réalisable. Ci-après, la réflexion de Lubaya.
Nécessité de faire bloc autour d’un projet commun
A l’approche de la fin irréversible du second et dernier mandat de l’actuel Président de la République, une certaine tension monte au sein des états-majors des partis et regroupements politiques qui affutent leurs armes pour arracher la succession au trône du Palais de la Nation. Des noms des candidats potentiels sont cités. L’un d’entre eux, plus en avance, a été dernièrement investi par sa plateforme; ce qui est un exercice normal, nécessaire pour assurer la vitalité de la vie démocratique au pays et déjouer à sa manière, les manœuvres du pouvoir en place qui tient à se maintenir au-delà du 20 décembre 2016.
Si tout le monde s’accorde sur la nécessité d’obtenir l’alternance au sommet de l’Etat, il y a cependant lieu de relever qu’à six mois de l’élection, aucun projet ni programme d’un candidat ou d’un parti prétendant à la succession de Joseph Kabila n’a encore été rendu public. Cela pose problème en ce moment où notre pays est à la croisée des chemins et s’apprête à tourner définitivement une des pages de son histoire, chiffonnée de ratures à répétition, pour aboutir sur une page nouvelle et d’y graver, ligne par ligne, les contours d’un nouveau Congo.
Contrairement aux précédentes campagnes électorales qui étaient basées sur des thématiques infectieuses et fondamentalement nauséabondes, le principal débat lors de la prochaine présidentielle devrait plutôt porter sur des valeurs que la nation est appelée à soutenir et à défendre par tous les moyens. C’est entre autre l’absence d’une charte de valeurs qui est à la base de l’effondrement de l’Etat et de sa déliquescence actuelle.
C’est pourquoi, autant tout le monde ne pourra pas devenir Président de la République à l’issue du prochain scrutin, autant, quoique c’est un droit LEGITIME, tout le monde, du moins pour l’opposition, ne devra pas forcément se porter candidat à l’élection présidentielle.
Il serait idéal de réfléchir dès à présent, sur la stratégie holistique à mettre en œuvre pour éviter toute confusion dans l’esprit des électeurs et ne pas compromettre les chances d’aboutir à l’alternance au sommet de l’Etat. Il faudra éviter l’émiettement de l’électorat de l’opposition, pour ne pas aussi être l’une des causes d’une éventuelle victoire du candidat de l’actuelle majorité présidentielle.
Pour cela, les ambitions légitimes des uns et des autres devront être prises en compte dans l’élaboration d’une stratégie gagnante, fondée sur un projet commun et fédérateur, réaliste et réalisable, qui intègre, outre le profond désir de changement de notre peuple, l’impérieuse nécessité de refonder l’Etat, de redorer son blason terni et de le mettre, une fois pour toutes, à l’abri de la peur, à l’abri de l’angoisse, à l’abri de toutes velléités tyranniques. L’alternance, c’est maintenant ou jamais.
André-Claudel LUBAYA
Député national

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