Politique

Le CDPS préconise le changement de leadership à l’issue du dialogue de l’interdiocésain

Alors que le forum longtemps attendu par l’Opposition non signataire de l’Accord de la cité de l’Union africaine se tient au centre interdiocésain à Kinshasa/Gombe, le Congrès des démocrates pour le progrès social -CDPS-, parti cher à l’ambassadeur honoraire François-Xavier Beltchika a, de son côté, concocté des propositions dont la mise en œuvre serait susceptible de mener à bon port la gestion de la transition.
Dans un point de presse animé lundi 12 décembre 2012 au sein de son siège national à Righini, dans la commune de Lemba, le CDPS, par la bouche de son président national, a d’emblée salué la démarche entreprise par la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO: «aujourd’hui, un autre dialogue vient d’être ouvert, après mille et une difficultés, sous les auspices de la CENCO dont je salue au passage, le sens élevé d’abnégation et de patriotisme », a-t-il lancé.
Décisions attendues des travaux du centre interdiocésain
Dans son adresse, ce dernier a indiqué les différentes décisions attendues de ce dialogue. «La première décision sera la prise d’acte de la fin du dernier mandat du Président de la République sortant Joseph Kabila, à la date du 19 décembre 2016, à minuit. La deuxième aura trait à l’apposition de sa signature dans le Pacte républicain sanctionnant la fin des travaux, en rapport avec son renoncement à se présenter comme candidat au prochain scrutin présidentiel», a-t-il déclaré.
Et de poursuivre: «le camp de la MP s’étant rendu coupable du crime de la violation de la Constitution et de multiples répressions de ceux qui la défendent, la vacance créée par le départ du Président de la République sortant, doit être comblée par la désignation au dialogue, d’un nouveau leadership issu des rangs de l’Opposition, sous réserve de ne pas se présenter au prochain scrutin».
Suppression de certaines institutions délibérantes au niveau provincial et local
S’agissant de la nouvelle équipe de la transition, le CDPS propose la suppression de certaines institutions délibérantes tant au niveau provincial que local. «Le Premier ministre et son équipe auront en charge, grâce à la bonne gouvernance impulsée par le nouveau Président de la République, la double mission d’améliorer tant soit peu, le vécu social des citoyens et la préparation des élections crédibles. Le Parlement et les autres institutions délibérantes tant au niveau provincial que local, doivent être dissouts. Cela non seulement parce qu’ils sont fin mandat pour certains d’entre eux, mais aussi et surtout, par souci d’économie afin de permettre à notre pays de réunir l’argent nécessaire au financement de l’ensemble du processus électoral», a renchéri Beltchika.
L’ambassadeur honoraire a enfoncé le clou: «la CENI, en raison de sa complicité dans la crise actuelle doit être recomposée. La Cour constitutionnelle de justice, à cause de sa complicité et de son attitude partisane devra être dissoute et ses attributions renvoyées à la Cour suprême de Justice jusqu’à l’élection d’un Président de la République légitime qui va installer une nouvelle Cour dans le respect de son indépendance et de la Constitution. Dans cette optique, le changement de leadership préconisé par le CDPS à l’issue du dialogue, sera compensé par la non poursuite pour haute trahison des frères et sœurs de la Majorité Présidentielle ainsi que leur Autorité morale. En plus, ils seront aussi admis dans le gouvernement intérimaire pour une gestion consensuelle de la transition».
Schilo TSHITENGA
René KANZUKU

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