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Bemba condamné de nouveau à 8 ans de prison

«L’accusation recommande que Bemba soit condamné à une peine totale de huit ans d’emprisonnement, à purger consécutivement à sa peine dans l’affaire principale», a déclaré le procureur de la CPI, Fatouma Bensouda, dans un document publié dans la nuit de lundi à mardi.
L’ancien vice-Président RD-congolais Jean-Pierre Bemba est reconnu coupable par la Cour pénale internationale -CPI- de subornation de témoins en voulant obtenir son acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le procureur a requis 8 ans de prison à l’encontre du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, reconnu coupable par la CPI de subornation de témoins afin d’obtenir son acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Jean-Pierre Bemba a été jugé coupable à la mi-octobre 2016 pour avoir influencé de manière corrompue 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.
Selon le procureur de la CPI, l’ancien chef de guerre, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, député du Mouvement de libération du Congo -MLC-, parti cher à Jean Pierre Bemba, et un témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l’argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une réinstallation et une sécurité en échange d’un faux témoignage devant la CPI. Le bureau du procureur a par ailleurs requis la peine totale de 8 ans d’emprisonnement à l’encontre de Kilolo, de 7 ans contre Mangenda, 3 ans contre Babala et 5 ans contre Arido. Ancien riche homme d’affaires de 53 ans, Jean-Pierre Bemba a été condamné en juin à 18 ans de prison pour la vague de meurtres et de viols commis par les troupes du MLC, en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. JP Bemba a interjeté appel de sa condamnation fin septembre 2016, dénonçant des «vices de forme» et évoquant notamment l’arrestation de son avocat durant le procès.
Mise sur pied un plan pour duper la chambre
Le procès connexe à cette affaire principale constitue le premier pour subornation de témoins de l’histoire de la CPI, lancé après que le bureau de la procureure ait reçu une information de la part d’une source anonyme. «L’ancien chef de guerre et ses deux avocats ont mis sur pied un plan commun pour duper la chambre», avait souligné le juge Bertram Schmitt à la lecture du verdict en octobre 2016. A en croire le bureau du procureur, Aimé Kilolo était chargé de leur donner les instructions et a effectué ou facilité le transfert d’argent, notamment, aux témoins. Témoin agissant comme intermédiaire, Narcisse Arido a recruté quatre des témoins corrompus, leur promettant 10 millions de francs CFA, soit environ 15.200 euros et un déménagement en Europe.
Olitho KAHUNGU

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