Nation

La CENI partage son programme électoral avec les responsables des médias

Le président de la CENI, Abbé Apollinaire Malumalu
Le président de la CENI, Abbé Apollinaire Malumalu
Éclairer la lanterne des RD-Congolais sur son projet de feuille de route. C’est la mission que s’est octroyée la Commission électorale nationale indépendante -CENI- depuis un moment. Après avoir reçu les associations des jeunes, le samedi 21 février 2014, et les organisations partenaires de la Société civile, les lundi 24 et mardi 25 février 2014, elle poursuit sa lancée.
Hier jeudi 27 février, l’Abbé Apollinaire Malumalu, président de la CENI, accompagné de Lambert Mende Omalanga, ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de la Nouvelle citoyenneté et Porte-parole du gouvernement ainsi que l’abbé Bahala, président du CSAC, ont animé le cadre des concertations des élections «Médias et élection» dans la Maison des élections sise au deuxième niveau de l’ex-immeuble Kin-Maziere.
Il est 14 heures 40’ lorsque le président de la CENI rentre dans la salle en compagnie de l’abbé Bahala et du président de l’UNPC. L’assistance composée en grande partie des professionnels des Médias se lève pour entonner l’hymne national, le «Débout Congolais». Par la suite, c’est Jean Pierre Kalamba, rapporteur de la centrale électorale qui prend la parole pour circonscrire l’événement.
Dans son mot, le rapporteur de la CENI insiste plus sur l’utilité de la presse dans le bon déroulement du processus électoral. «L’implication des médias dans le processus électorale est décisive. Les médias sont un facteur de crédibilisations de ce dernier», a-t-il affirmé. Et Kalamba de marteler sur un point: «Nous devons travailler pour des élections libres et réussies sans inféoder les médias ni empiéter sur l’indépendance de la CENI».  Perspicace.
De son côté, l’abbé Bahala, le deuxième à prononcer un mot, s’est dit honoré d’être à la fois témoin et acteur de ce bel exercice de la démocratie qu’a entrepris le team Malumalu. Cet exercice consiste à ouvrir la porte des élections aux professionnels des médias afin qu’eux aussi puissent donner leur contribution en ce qui concerne l’organisation des scrutins, particulièrement sur ce qui touche à la couverture et à l’exploitation de l’information électorale.
«Nous avons adhérer volontiers à cette idée de créer une commission ad hoc médias et élections», a déclaré le président du CSAC. Pour lui, l’apport des médias et du CSAC doit contribuer à réduire les contestations qui entourent les élections. Aussi, l’abbé Bahala a renseigné qu’un bureau d’informations électorales sera bientôt mis en place. Celui-ci permettra aux journalistes de se ressourcer et ainsi, ça leur évitera de spéculer.
Trente minutes après, soit à 15 heures 10’, l’abbé Malumalu prend le relai. Avant de procéder à l’explication de la feuille de route, il a, lui aussi, rappelé l’importance de la presse dans le processus électoral. «Votre rôle est important. Il s’agit d’informer afin d’installer un espace public de débat. Ce parce que nous ne sommes pas dans la logique de la pensée unique», a-t-il fait savoir.
Pour ce dernier, ce débat doit avoir comme fondement la vraie information, et non l’intox. Puis est venue la présentation de sa feuille de route. Et comme il en a maintenant pris l’habitude, Malumalu a une fois encore convaincu. La preuve, le débat qui a suivi a, entre autres, plus tablé sur l’aide à la presse promis par le gouvernement depuis plusieurs années déjà. Il s’agit de USD deux millions annuels qui n’ont jamais atteints leurs destinataires.
Commission Médias et élections
Le président de la Centrale électorale a renseigné qu’il va recourir aux structures qui ont en charge les médias pour mettre en place la commission ad hoc «Médias et élections». Ce parce que la presse est un secteur organisé. La CENI va donc travailler avec le ministère des Médias, le CSAC et l’UNPC. En plus, a confié Malumalu, c’est à partir de cette collaboration que les patrons d’organes de presse vont accréditer leurs journalistes à la CENI. Ces derniers bénéficieront des formations en rapports avec l’exercice de leur profession en période électorale. Ce qui sera en fait une sorte de professionnalisation et de spécialisation des chevaliers de la plume en matière électorale.
HRM 

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