NationSociété

RDC : La mise en place de l’INRP jugée inopportune

Le processus de redémarrage du réacteur TRIGA MK II est véritablement lancé. Au Commissariat général à l’énergie atomique -CGEA-, la nouvelle est accueillie avec enthousiasme. Cependant, la surprise peut être désagréable: la gestion de cet outil de recherche pourrait lui échapper au profit de l’Institut  national de radioprotection -INRP. Sentant le mal venir, la délégation syndicale du CGEA a, dans sa lettre n°011/CGEA/DS/RP/2020 du 3 avril 2020, saisi le Président de la République pour s’opposer à cette éventualité. Tout en remerciant le Chef de l’Etat pour son implication «louable et salutaire» et le ministre Mpanda pour s’être approprié ce combat, les représentants des agents et cadres du CGEA craignent de voir leur établissement être dépouillé de ses missions. Cause: la probable application du décret n°05/021 du 29 mars 2005 portant statut de l’Institut national de radioprotection -INRP.

15 ans après sa signature, ce décret n’a toujours pas été exécuté pour plusieurs raisons. «Non seulement l’INRP créerait en même temps un double emploi et un conflit des compétences avec le CGEA/CREN-K mais il sera aussi une charge inutile pour le budget de l’Etat», prévient la délégation syndicale. Aussi, rappelle-t-elle, en 2004, l’Agence internationale à l’Energie atomique -AIEA- avait contesté l’appartenance de l’INRP au Centre national de protection contre les rayons ionisants -CNPRI- puisque dans ce cas, celui-ci se retrouverait juge et partie.

C’est donc avec amertume que le personnel du CGEA constate la plausible perte de quelques unes de ses missions alors qu’avec le développement des applications nucléaires dans le pays, elles se sont amplifiées et ont commencé à générer un revenu régulier au CGEA au point d’attirer la convoitise.

Dans la même correspondance, la délégation syndicale du CGEA a sollicité du Président de la République une ordonnance présidentielle portant statuts du  CGEA/CREN-K tout en y confirmant ses attributions techniques nucléaires. «Ce qui abrogerait subsidiairement le décret n°05/021 du 29 mars 2005», conclut-elle.

Tino MABADA

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer