Nation

Bongongo s’attaque aux réseaux mafieux à l’intérieur du pays

Depuis sa prise de fonction, Michel Bongongo, ministre d’Etat en charge du Budget, déborde d’initiatives. Il a entrepris de nouveau une démarche de rationalisation des dépenses de l’Etat pour mettre à jour un nouveau mode de gestion basée sur la rigueur et les résultats attendus ainsi que le payement des agents et fonctionnaires de l’Etat à termes échus. Alors que le travail abattu est couronné d’un succès indéniable dans la capitale RD-congolaise, Michel Bongongo poursuit sa lancée à l’intérieur du pays. Le constat a été fait le week-end dernier où l’argentier a mis en place une Commission de vérification pour besoin de certification des résultats recueillis par les membres de la mission de contrôle. Les résultats se rapportent aux salaires et frais de fonctionnement détournés par des réseaux mafieux ainsi qu’aux reliquats que les banques commerciales sont censées reverser au Trésor public après la paie.
 
Ce n’est plus un secret pour personne, l’argent de la République se volatile. C’est la raison pour laquelle le gouvernement de la RD-Congo a lancé, depuis le 10 juillet 2015, la campagne dédiée au contrôle de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat des secteurs de l’Enseignement primaire, secondaire et Initiation à la nouvelle citoyenneté -EPS-INC, de l’Enseignement technique et professionnel -ETP-, de l’ Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique  -ESURS-, de la Santé publique et de la Fonction publique. Michel Bongongo supervise l’enquête de cette mission. Il a la bénédiction des syndicalistes. Cette mission permet au gouvernement de disposer davantage des moyens qui seront mis à la disposition des agents et fonctionnaires de l’Etat en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie.
Depuis le 4 septembre dernier, le ministre d’Etat Bongongo a pris connaissance du rapport synthèse. Malgré que les résultats n’ont pas été rendus publics, pour la simple raison qu’ils doivent être confirmés par une nouvelle commission interministérielle de vérification pour qu’ils soient véridiques. Après analyse et concertation avec le banc syndical, Michel Bongongo est convaincu que les réseaux mafieux amenuisent l’efficacité et la performance de  l’administration publique. Sur ce, une commission interministérielle de la vérification de la pertinence des résultats obtenus est mise sur pied. Elle sera supervisée par le ministre de la Fonction publique et sera composée des experts du gouvernement et des membres de la coordination de la mission, issus du banc syndical. Et la durée du travail est de 15 jours. 
Le week-end dernier, le Professeur Michel Bongongo était face à la presse devant laquelle il a expliqué que le gouvernement a l’obligation d’établir la vérité et la justice dans toute action qu’il est appelé à mener. Au clair, il y a maintenant une commission de vérification pour besoin de certification des résultats recueillis par les membres de la mission de contrôle. Le ministre d’Etat en charge du Budget s’est dit satisfait du résultat obtenu. «Les résultats obtenus sont très encourageants dans le travail que le gouvernement de la République est en train de faire, celui de rationnaliser les dépenses de l’Etat», a-t-il indiqué en signifiant que cette rationalisation se fait avec la rigueur parce que le contrôle ne vise guère des règlements des comptes.
A l’en croire, l’objectif du gouvernement dans cette démarche est plutôt d’avoir davantage des moyens qui seront mis à la disposition des agents et fonctionnaires de l’Etat pour leur permettre d’avoir encore un salaire décent.
Quant au sort qui sera réservé aux détourneurs des deniers publics, Michel Bongongo a dit avoir reçu du gouvernement des instructions de superviser la mission de contrôle, avec ses collègues sectoriels de la Santé publique, des Finances, de la Fonction publique et de l’EPSP. «Une fois le réseau démantelé, les présumés auteurs du détournement seront mis à la disposition de la justice pour la simple raison que la commission interministérielle n’a reçu mission d’arrêter ou de transférer les gens en prison», a-t-il fait savoir.
Concernant l’affectation de l’argent récupéré, le ministre d’Etat a rassuré que c’est le Premier ministre Matata, initiateur de la mission, qui a reçu les syndicalistes pour leur faire savoir à quoi servira la moisson. En clair, les fonds à récupérer vont permettre au gouvernement de résoudre les problèmes des agents et fonctionnaires de l’Etat mécanisés, mais non payés, phénomène qualifié de non paiement -NP. Pour le n°1 du Budget, les bénéficiaires sont d’abord les agents et fonctionnaires des secteurs de l’EPSP, de la Santé et de l’ESU.  
L’attention du gouvernement sur les trois secteurs précités se justifie par le fait de l’importance du nombre des agents et fonctionnaires qui y sont affectés, lequel nombre se chiffre à plus de 60% des effectifs de l’Administration publique. «C’est une nécessité pour le gouvernement de commencer par le gros des troupes qui composent l’Administration publique», a-t-il rassuré.
 
Police et armée, mieux spéciale
 
Dans cette démarche, Michel Bongongo se préoccupe aussi des éléments de la police et de l’armée. Il a reconnu que cette classe contribue à faire avancer le pays. A l’en croire, ces deux corps appartiennent à une administration fondamentalement mobile, mieux spéciale. Néanmoins, la mission de contrôle sera étendue dans tous les autres secteurs de l’Administration publique de façon méthodique. L’essentiel pour le ministre d’Etat est   d’aboutir aux résultats escomptés.
Pour le moment, la mission de contrôle est également diligentée sur toute l’étendue du territoire national. Sous l’impulsion du Président de la République Joseph Kabila Kabange et sur instruction du Premier ministre, chef du gouvernement, Matata Ponyo, il a été décidé au cours de la Troïka stratégique du lundi 7 septembre 2015, d’étendre cette mission à l’intérieur du pays dès cette semaine.
Des équipes de contrôle sont prêtes pour descendre et travailler de manière systématique. Les missionnaires se focaliseront d’abord sur les trois grands secteurs précités, à savoir: l’enseignement primaire et secondaire, la Santé publique et l’enseignement supérieur et universitaire. Les différents responsables de ces secteurs remettront les ordres de mission et détermineront les sites de travail. Les équipes de coordinations vont se mettre à pied d’œuvre et les policiers vont également surveiller les opérations. Avec satisfaction, Michel Bongongo affirme que le gouvernement attend énormément de cette mission. 
Bijou KULOSO
 
 
 

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