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RDC : PNLP, CIELS et ISA sensibilisent le secteur privé dans la lutte contre le paludisme

«Quelle que soit la manière dont les entreprises privées choisissent de s’impliquer dans la lutte contre le paludisme, il y a un impact extrêmement positif pour l’entreprise, ses employés et ses opérations, ainsi que pour la communauté locale, nationale et internationale», a déclaré Dr. Ritha Mbemba, chef de division au PNLP

Pour mutualiser des efforts, le Programme national de lutte contre le paludisme en RD-Congo -PNLP- en collaboration avec la Coalition interentreprises de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme -CIELS- avec l’appui de l’ONG Impact Santé Afrique, a organisé, le vendredi 24 novembre à Kinshasa/Gombe, une réunion de concertation avec le secteur privé. Les médecins des hôpitaux, cliniques, centres et postes de santé des entreprises du Portefeuille de l’Etat et des sociétés privées ont pris une part active à cette concertation dont l’objectif principal a été de mobiliser ces derniers dans la lutte contre le paludisme. La modération a été assurée par Clarisse Mbo du PNLP.

Dans son mot d’ouverture, le Dr Ritha Mbemba, chef de division Prise en charge du Paludisme au PNLP, a, au nom du directeur du PNLP, le Dr. Eric Mukomena Sompwe, empêché, remercié tous les participants, en insistant sur l’impact nocif du paludisme non seulement au sein de la population mais également au sein de différentes entreprises et société. Dans sa présentation sur la situation épidémiologique du paludisme, elle a fait savoir que le paludisme est une maladie potentiellement mortelle qui est transmise à l’être humain par les piqûres de certains types de moustiques.

«La première cause de morbidité et mortalité en République démocratique du Congo. Il continue d’être endémique avec près de 25 millions de cas et 22 000 décès en 2021. La RD-Congo représente 12% des cas de paludisme et 13% des décès dans le monde. C’est le deuxième pays contributeur à la charge de morbidité palustre en Afrique et troisième pour le monde entier», a-t-elle signalé.

Puis: «En RD-Congo, les statistiques montrent que 64% des cas de paludisme sont signalés dans les 10 provinces d’approche High Buden High Impact -HBHI-: Kinshasa, Sud-Kivu, Nord-Kivu, Ituri, Kasaï, Tanganyika, Kasaï Oriental, Kongo Central, Haut-Katanga et Kasaï Central. Le pays a développé un partenariat multisectoriel pour assurer une forte mobilisation des ressources nécessaires auprès du gouvernement et des partenaires intervenant en RD-Congo». Et Dr. Ritha Mbemba de conclure: «quelle que soit la manière dont les entreprises privées choisissent de s’impliquer dans la lutte contre le paludisme, il y a un impact extrêmement positif pour l’entreprise, ses employés et ses opérations, ainsi que pour la communauté locale, nationale et internationale».

Pour sa part, le président de la Coalition interentreprises de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, Maximilien-Julien Nkiesolo Luaka, a, dans son intervention, mis en exergue l’impact économique du paludisme sur les entreprises en RD-Congo. «Le paludisme et une santé précaire ont un impact négatif sur les entreprises et l’économie. Il est perçu comme une menace sérieuse par la plupart de responsables d’entreprises des pays endémiques y compris la RD-Congo», a-t-il dit, évoquant l’augmentation de l’absentéisme; la diminution de la productivité; et la hausse des dépenses de santé. Et de préciser: «le paludisme est préjudiciable à l’entreprise de manière directe par son impact sur la main d’œuvre et, de manière indirecte, il a un effet néfaste sur son environnement économique, raison pour laquelle les entreprises peuvent jouer le rôle dans la lutte contre le paludisme et c’est le bon moment pour s’engager».

Quatre entreprises ont fait des exposés sur la manière dont elles luttent contre le paludisme en leur sein. Il a été démontré que le secteur privé représente près de 70% des CTA distribués en RD-Congo et contribue de façon substantielle à l’effort de santé mais souvent en dehors des politiques et directives nationales de santé. Cela a pour conséquence: le traitement inefficace contre le paludisme, les complications, les surcouts et résistance. Toutefois des recommandations ont été formulées pour permettre une bonne mutualisation des efforts entre le PNLP, CIELS et les entreprises privées dans cette lutte.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette réunion visant à susciter la contribution du secteur privé dans la lutte contre le paludisme en général et dans la prise en charge du paludisme conformément à la politique nationale en particulier a été atteint. Pour sa part, Solange Simpunga, point focal d’ISA en RD-Congo, son ONG est spécialisée dans le plaidoyer et la communication stratégique, et son objectif principal est de contribuer à l’amélioration de la santé des populations. «Nous sommes convaincus qu’une communauté forte et engagée dirigée localement peut soutenir les interventions de santé de façon durable. Nous nous engageons à travailler dur et à faire davantage pour améliorer l’accès de tous à des services de santé de qualité, car chaque personne laissée pour compte est un échec», a-t-elle indiqué.

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