
Des équipes du ministère de l’Economie et de l’Inspection générale des finances vont déployer des missions de certification des stocks…
A l’approche des festivités de Noël et bonne année 2025, le gouvernement veut garantir que la population soit à l’aise. Raison pour laquelle la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a signé le décret relatif à la lutte contre la vie chère qui consiste à obtenir la baisse des prix des denrées alimentaires importées, plaçant ainsi cette mesure gouvernementale dans sa phase décisive.
«Pour ce faire, le ministère de l’Économie nationale avec l’assistance de l’Insepction générale des finances -IGF- ont été chargés de procéder à la certification de stocks de manière à pouvoir faire bénéficier les importateurs des crédits d’impôts à valoir sur les importations futures», a annoncé le vice-premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mokoko Samba, en sa qualité de porte-parole du Comité de conjoncture économique -CCE. Et d’ajouter: «Cela permettra d’obtenir la baisse de ces prix dans le meilleur délai possible».
Daniel Mukoko et Jules Alingete chargés de collaborer
Les questions relatives à la surveillance du marché de change, des biens et services, le niveau d’exécution de la dépense publique et la mobilisation des recettes ainsi que la collaboration entre le ministère de l’Économie et l’Inspection générale des finances -IGF- pour la baisse des prix des denrées alimentaires importées ont été abordées au cours d’une réunion du Comité de conjoncture économique, le mercredi 06 novembre. A cette occasion, le gouvernement note une stabilité des prix dans les différents marchés et la maîtrise du taux d’inflation.
«La réunion du comité de conjoncture économique de ce mercredi a abordé essentiellement la question de la surveillance des marchés de change et des biens et services pour confirmer la stabilité qui s’est installée sur ces différents marchés semaine après semaine. Le niveau des prix est relativement stable. Le taux d’inflation est maîtrisé. Pareillement pour le marché de change où l’on observe une stabilité relative tant sur le marché indicatif que sur le marché parallèle», a indiqué Daniel Mukoko. Dans la perspective de préserver cette stabilité des prix sur les marchés, le gouvernement Suminwa veille minutieusement à la bonne exécution des dépenses publiques ainsi que la mobilisation des recettes. Par ailleurs, il s’est fixé l’objectif de garder un niveau tolérable des dépenses en urgence en cette fin de l’année.
«Puisqu’on tend vers la fin de l’année, le comité s’est également appesanti sur le niveau d’exécution des dépenses publiques. Il nous reste deux mois pour l’exercice 2024. Pour préserver la stabilité des prix, la clé est bien sûr la bonne exécution des dépenses publiques et la mobilisation des recettes. Le mois de novembre est un mois fiscal, il est important que les recettes publiques soient mobilisées à la hauteur voulue mais qu’il y ait aussi une bonne maîtrise des dépenses publiques, essentiellement les dépenses en urgence. Le gouvernement s’est fixé l’objectif de garder un niveau tolérable des dépenses en urgence», a-t-il dit.
La Première ministre a chargé le ministre de l’Économie et l’Inspecteur général des finances à collaborer pour faciliter la baisse des prix des denrées alimentaires importées. «La Première ministre a signé le décret relatif à la lutte contre la vie chère qui consiste à obtenir la baisse des prix des denrées alimentaires importées. Il a été décidé que le ministère de l’Économie nationale avec l’assistance de l’IGF puissent procéder à la certification de stocks de manière à pouvoir faire bénéficier les importateurs des crédits d’impôts à valoir sur les importations futures. Ce qui permettra d’obtenir la baisse de ces prix dans le meilleur délai possible», a-t-il conclu
Le ministère de l’Économie nationale va amorcer les contrôles économiques comme bouclier contre la spéculation et protecteurs des droits des consommateurs.
Mukoko rassure les producteurs
«Je tiens à rassurer les producteurs locaux, présents dans cette salle, que je ne vous ai pas oubliés. Au contraire, votre situation me tient à cœur; raison pour laquelle j’ai mis en place, au sein de mon cabinet, une équipe qui travaille sur le redressement productif par la mise en valeur des espaces productifs nationaux», a affirmé le VPM Mukoko. Le patron de l’Economie nationale, a, après avoir conféré avec les gros importateurs et les associations des consommateurs, échangé, en septembre dernier dans son cabinet, avec une délégation de la Fédération des entreprises du Congo -FEC- conduite par son Administrateur-délégué, Kimona Bononge. Comme lors des rencontres avec les deux premiers groupes, avec les délégués de la FEC, les échanges ont tourné autour des mesures prises par le gouvernement RD-congolais, par l’entremise du vice-Premier ministre chargé de l’Economie nationale, pour lutter contre la vie chère en RD-Congo.
«Nos échanges du jour vont tourner autour des mesures annoncées par le gouvernement pour restaurer le pouvoir d’achat des RD-Congolais, lesquelles seront coulées sous forme d’un Décret qui sera signé par la Première ministre, Son Excellence Judith Suminwa. Les problèmes posés par les producteurs seront évoqués au cours de cette réunion», avait-il précisé. Il avait, de prime abord, rappelé que le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi ne cesse d’insister sur le combat qu’il mène, avec l’ensemble de son gouvernement, contre la cherté de la vie en RD-Congo. A ses interlocuteurs, Daniel Mukoko a rappelé que ces mesures vont porter notamment sur certains prélèvements qui ont une base légale et sur ceux qui n’en ont pas.
«Je tiens à rassurer les producteurs locaux, présents dans cette salle, que je ne vous ai pas oubliés. Au contraire, votre situation me tient à cœur; raison pour laquelle j’ai mis en place, au sein de mon cabinet, une équipe qui travaille sur le redressement productif par la mise en valeur des espaces productifs nationaux», avait affirmé le patron de l’Economie nationale. A cette occasion, il avait pris un autre engagement vis-à-vis des producteurs locaux.
«Nous allons travailler sur la production locale en mettant un accent particulier sur des produits stratégiques tels le manioc, le maïs, le riz, l’huile de palme», a-t-il promis. Et de poursuivre: «… A la demande du Chef de l’Etat, le gouvernement a pris la décision de faire baisser le prix des biens de première nécessité. Pour cela, il y a certains paramètres qu’il faut maîtriser. Raison pour laquelle une délégation de la FEC est venue rencontrer le vice-Premier ministre, ministre de l’Economie nationale. Nous sommes venus lui présenter les difficultés auxquelles font face les importateurs des biens de première nécessité, mais également les producteurs locaux».
Le gouvernement face aux pétroliers
On se souviendra aussi que la population lushoise avait exhorté le gouvernement à honorer ses engagements pris vis-à-vis des pétroliers pour que cette baisse soit maintenue et que la volonté du Chef de l’Etat de lutter contre la vie chère soit bien vécue dans le Haut-Katanga… L’Arrêté n°002/CAB/VPM/MINECONAT/DMS/TMN/2024 et MHYD/ASM/002/CAB/MIN/2024 signé, mercredi 2 octobre 2024, par le vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba, révisant à la baisse les prix des produits pétroliers, est bel et bien appliqué à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.
Conformément à cet Arrêté qui est entré en vigueur le jeudi 3 octobre 2024, dans la Zone Sud, notamment au Haut-Katanga, le litre d’essence est passé de 4.165 à 3.856 Francs congolais et celui de gasoil de 4.395 à 3.923 Francs congolais. Au chef-lieu de la province cuprifère, les chauffeurs des taxi, taxi-bus, motos, tricycles et ceux de privés s’approvisionnent sans difficultés. Il ne s’observe aucune longue file devant les stations-services, moins encore un quelconque pourboire à remettre aux pompistes pour être servis, comme l’a fait distiller une certaine opinion réfractaire au changement. Bien au contraire, certains pompistes chôment, faute des clients dans les stations-service. Les responsables des stations-service interrogés affirment qu’ils ne connaissent pas de rupture des stocks en carburant depuis la mise en application de l’Arrêté signé par le vice-Premier ministre chargé de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Le responsable de la station United Petroleum, Blaise Katalay, avait décrit la situation: «Il y a deux semaines, un litre d’essence se vendait à 4.165 Francs congolais. Mais aujourd’hui, il se vend à 3.856 Francs congolais. Jusque-là, tout se passe bien, parce que nous ne connaissons pas de problème de rupture dans la fourniture des produits pétroliers, moins encore de longues files des véhicules devant les stations-services».
De leur côté, les motocyclistes et les conducteurs des tri-cycliste avaient salué les efforts du gouvernement central. Ils avaient sollicite, par la même occasion, que les ministres en charge de l’Economie nationale et celui des Hydrocarbures continuent avec cette réforme de baisse de prix pour qu’un litre soit vendu à un dollar. Il sied de noter que la décision prise par le gouvernement, de concert avec la profession pétrolière, sur la baisse du prix du carburant à la pompe, est respectée à la lettre dans la province du Haut-Katanga, notamment dans la ville de Lubumbashi.