
Le Forum Global Gateway 2025, qui s’est tenu à Bruxelles, a constitué une plateforme exigeante pour le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, qui y a délivré un message significatif et structurant pour l’avenir du pays et du continent africain. Samedi, en s’adressant à la diaspora RD-congolaise présente dans la capitale belge, il a revisité son intervention, qui a reçu l’écho positif de plusieurs dirigeants européens et africains. Imprimant son tempo et son rythme à tous presque, Tshisekedi a clarifié que son geste d’ouverture envers le président rwandais Paul Kagame n’était pas un signe de faiblesse ni un changement de cap, mais plutôt une démarche patriotique et stratégique.
Il a également dénoncé certains compatriotes qu’il soupçonne de conspirer contre la nation, essayant notamment de saboter le partenariat économique en cours de négociation avec les États-Unis. Il a déclaré: «Depuis que nous avons réussi à endiguer cette agression barbare du Rwanda, ils ont réagi avec anxiété à l’annonce de l’accord que nous allons signer avec les États-Unis. Ce n’est pas un contrat pour brader les ressources minérales de notre pays. Pourtant, certains acteurs politiques, religieux et de la société civile se sont mobilisés pour dissuader les Américains de coopérer avec nous».
Une diplomatie alliant fermeté et ouverture
Entre les deux interventions du Chef de l’État à Bruxelles, son entourage politique avait déjà commencé à embrasser cette rhétorique. Dans un contexte marqué par des tensions dans l’Est de la République Démocratique du Congo, Tshisekedi a réaffirmé la position de son pays face à l’agression rwandaise. Tout en faisant état des violations répétées de la souveraineté congolaise par les forces du M23 soutenues par Kigali, il a conservé une attitude ferme, mais réfléchie.
Selon ses partisans, le message du Président est clair: Kinshasa ne cédera pas à la provocation, mais maintiendra son attachement à la voie diplomatique et au respect du droit international. Cela illustre, selon eux, le sens de l’offre de réconciliation et de coopération faite au président Paul Kagame, en affirmant que la paix dans la région ne pourra être établie que par un dialogue sincère entre les deux pays.
Un leadership axé sur la paix et la responsabilité
Depuis son accession au pouvoir, Félix Tshisekedi a centré sa politique étrangère sur la paix et la coopération régionale, selon ses soutiens. Ils soulignent qu’il a multiplié les initiatives diplomatiques à travers des villes telles que Luanda, Doha, Nairobi et Washington, visant à obtenir une solution politique durable dans la région des Grands Lacs. Sa vision repose sur un principe fondamental: aucune guerre n’est éternelle lorsque les dirigeants choisissent la vérité, la justice et la responsabilité. Dans cette lignée, Tshisekedi a rappelé que chaque jour de retard dans le processus de paix coûte des vies congolaises, mais que la République Démocratique du Congo est déterminée à construire la paix, même face aux adversités.
Une paix fondée sur la vérité et la mémoire
Les défenseurs de Tshisekedi mettent également en avant un autre aspect crucial de sa démarche, celui d’une paix ancrée dans la vérité et la mémoire. En évoquant le lourd coût humain de plus de 5,4 millions de morts selon les estimations internationales, Félix Tshisekedi a condamné toute tentative de minimisation ou de déformation des réalités du conflit. Sa décision de suspendre temporairement les appels à sanctions contre Kigali témoigne d’une diplomatie empreinte de sagesse, alliant fermeté et quête sincère de paix.
Une Afrique unie dans la solidarité
Une autre leçon que retiennent les soutiens de Tshisekedi de son discours à Bruxelles est son hommage appuyé aux forces de la SADC, notamment envers l’Afrique du Sud et son président Cyril Ramaphosa, dont les soldats présents en République Démocratique du Congo incarnent la solidarité africaine. Selon eux, cet hommage reflète la conviction du Chef de l’État: l’avenir du continent dépendra de sa capacité à s’unir pour défendre la paix et la dignité de ses peuples.
Un continent conscient de son rôle
Les pro-Tshisekedi soulignent également une vision claire formulée par le Président: celle d’une Afrique souveraine, partenaire stratégique et moteur du changement mondial. Ils en concluent plusieurs leçons essentielles. Pour ses sympathisants, au cœur de son discours lors de l’édition 2025 du Forum Global Gateway, le président a affirmé que l’Afrique ne doit plus être perçue comme un continent dépendant, mais comme un acteur à part entière dans la construction des équilibres mondiaux. La République Démocratique du Congo, a-t-il rappelé, possède les atouts nécessaires pour jouer ce rôle: une position géostratégique centrale, des ressources naturelles exceptionnelles et une jeunesse innovante.
Pour le Président Tshisekedi et ses soutiens, le moment est venu pour l’Afrique de passer de la position de bénéficiaire à celle de partenaire actif, en participant à la transition énergétique, au développement numérique et à la transformation économique mondiale.
Plaidoyer pour un partenariat équilibré avec l’Europe
Enfin, ils estiment qu’à travers le cadre du Global Gateway, le Président a proposé une nouvelle approche de la coopération internationale: un partenariat sur un pied d’égalité, fondé sur le respect mutuel, la transparence et des résultats tangibles. Il a souligné, selon eux, l’importance de projets structurants – tels que les infrastructures routières, énergétiques, numériques et économiques – capables de lier de façon durable les peuples africains et européens. Cette initiative s’inscrit dans un souhait de construire une relation équilibrée, où chaque continent bénéficie d’un développement commun, loin des dynamiques d’assistance ou de dépendance.


