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Tshisekedi, fermeté absolue à Washington

Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, ne laisse place à aucune confusion à l’approche de son déplacement à Washington pour valider, en présence de Donald Trump, l’accord de paix avec le Rwanda… aux côtés d’un certain Paul Kagame. «Je me rendrai à Washington pour entériner l’accord signé avec le Rwanda sous l’égide des États-Unis et qui a déjà été rendu public en toute transparence. Mais ne vous laissez pas berner: on ne fera ni brassage ni mixage», a-t-il déclaré lors d’un échange avec la diaspora congolaise à Belgrade, sûr de son message. C’est donc la fermeté absolue.

Tshisekedi, face à une communauté en émoi, a évoqué la question cruciale de l’intégration régionale qui, selon lui, n’est qu’un vieux serpent de mer. «L’intégration régionale, c’est ce que j’ai toujours voulu, jusqu’à ce qu’ils me poignardent dans le dos en 2022», a-t-il frappé du poing sur la table, soulignant les enjeux de souveraineté qui l’accompagnent.

À ses yeux, le respect des accords passe inévitablement par le respect de la souveraineté de la République Démocratique du Congo, exigeant le retrait des troupes rwandaises du territoire national et le rétablissement de la confiance entre les deux nations. «On ne fait pas de commerce régional dans l’ombre de l’insécurité», a-t-il ajouté avec une détermination palpable.

Cette rencontre, orchestrée en marge de sa visite d’État en Serbie, a été l’occasion pour le président de la République de prendre le pouls de ses compatriotes. Une diaspora qu’il a saluée pour son unité et sa résilience, et dont le rôle dans l’image du pays à l’international lui tient à cœur. Alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali demeurent vives, et dans le sillage de la débâcle sur le terrain face à l’AFC/M23, Tshisekedi reste un optimiste pragmatique.

Le processus de médiation américaine, quant à lui, semble suivre son cours, respectant les échéances jusqu’à présent.Lors de la dernière réunion du mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité, tenue à Washington, les parties prenantes ont évalué les avancées d’un accord signé en juin dernier. Kinshasa et Kigali se sont engagées à faire avancer les opérations militaires pour neutraliser les FDLR et promouvoir le désengagement des troupes rwandaises.

L’optimisme prudent plane, alors que les discussions sur les défis persistants et les lacunes à combler se poursuivent, bien que la situation sur le terrain laisse encore à désirer. En somme, Washington pourrait marquer un tournant décisif, mais pas question pour Tshisekedi d’y voir un prétexte à des compromis sur la souveraineté de la République Démocratique du Congo.

KISUNGU KAS

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