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Tshisekedi annonce un gouvernement de cohésion nationale

C’est un Tshisekedi largement ouvert au dialogue, affichant un optimisme pour sauvegarder l’intégralité territoriale de la RD-Congo face à l’agression rwandaise et assurer la cohésion nationale, mais réticent à toute compromission politique pour ne pas trahir son pays. Devant plus de 700 représentants des partis et regroupements politique de l’Union sacrée de la nation, samedi 22 février sous le chapiteau de la Cité de l’Union africaine, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a partagé sa vision sur la situation actuelle qui prévaut en RD-Congo sur les plans diplomatique, militaire et politique.

Il n’a pas non plus caché sa déception vis-à-vis du comportement répréhensible de certains sociétaires de l’Union sacrée. Il promet la mise sur pied d’un gouvernement de cohésion nationale. Ce qui revient à dire qu’il pourrait puiser dans les différentes couches sociales. Plus question de servir seuls les sociétaires de l’Union sacrée car certains d’entre eux l’ont déçu. Le point sur la rencontre de la Cité de l’Union africaine.

Pendant que les bruits des bottes se font entendre et que les balles crépitent dans s’est de la RD-Congo, sous occupation rwandaise, le Président de la République a réuni autour de lui, samedi 22 février au chapiteau de la Cité de l’Union africaine, plus de 700 membres de l’Union sacrée.
Députés nationaux, sénateurs, chefs des partis et regroupements politiques ainsi que d’autres mandataires ont répondu à l’invitation lancée par le Secrétaire exécutif de l’USN, André Mbata Mangu. A cette occasion, le Chef de l’Etat a non seulement exprimé sa déception quant au comportement hypocrite de certains sociétaires de sa plateforme politique, mais également annoncé la formation d’un gouvernement de la cohésion nationale. Au cœur de la situation actuelle que traverse le pays, Tshisekedi a brossé, pendant 45 minutes, la situation diplomatique, militaire et politique de la RD-Congo.

Au plan diplomatique, le Chef de l’État s’est félicité des résultats engrangés tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire. «Grâce à nos efforts diplomatiques, la communauté internationale a fini par comprendre que nous sommes agressé par le Rwanda», a fait savoir le Président Tshisekedi, qui n’a pas manqué de saluer le travail abattu par la Première ministre, la ministre d’état aux Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba ainsi que les représentants permanents de la RD-Congo à New-York, à Genève et à l’Union Africaine.
Et de poursuivre: “Nous engrangeons certes des victoires sur le plan diplomatique mais nous devons rester vigilants et actifs. L’ennemi ne va pas lâcher et veut continuer le pillage de nos ressources. Le combat va être rude mais nous n’allons pas abandonner. Nous devons déboulonner ce système».

Dialogue mais pas avec les pantins

Selon Tina Salama, sa porte-parole, Félix Tshisekedi a également lancé: «Nos agresseurs ne sont pas plus forts que nous. Mobilisons nous! Défendons la patrie, mettons-nous ensemble pour faire face à l’ennemi».

Sur le front militaire, le Chef de l’État a rendu un vibrant hommage aux hommes des troupes dont il reconnaît la bravoure malgré le problème d’encadrement. Le commandant Suprême a fustigé l’infiltration de l’armée nationale par les forces rwandaises dans les opérations de mixages et brassages.
“Nous sommes en train de reconstituer une armée professionnelle et bien prise en charge», a dit le Président Tshisekedi, tout en louant l’engagement héroïque des FARDC. «Je suis fier d’eux même si nous avons perdu des batailles, ils ont donné leurs vies. Nous faisons face à des trahisons internes mais nous allons monter une armée professionnelle et suffisamment prise en charge», a encore dit le président, non sans annoncer une refonte totale de l’armée.

Au plan politique, Tshisekedi s’est longuement expliqué sur sa position sur la question du dialogue.
«Je suis un homme de dialogue mais je ne veux pas un dialogue avec des pantins qui travaillent pour des intérêts étrangers», a affirmé le Chef de l’État qui s’est dit favorable à dialoguer directement avec les pays agresseurs, un dialogue qui n’aboutirait pas au brassage et mixage, selon ses propres termes.
Il n’a pas caché sa déception face au silence de certains cadres de sa famille politique qui semblent ne pas comprendre sa lecture des faits.
Dans la foulée, il a annoncé la mise en place d’un nouveau directoire de l’Union Sacrée de la Nation.

Autre chose, Félix Tshisekedi a dit tendre la main à d’autres forces politiques dans la perspective de la formation d’un gouvernement d’Union nationale. Au sujet de l’initiative des églises catholique et protestante, il a dit attendre les conclusions de leur tournée même s’il avoue ne pas comprendre la place de leur projet par rapport aux processus de Nairobi et de Luanda. Il a lancé un appel à l’unité et fustigé tout discours de discrimination et de division.

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