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Trump sanctionne le général Olenga, chef de la maison militaire du Président Kabila

Si la première vague de sanctions contre les dignitaires du Régime a été une œuvre de l’Administration Obama, les mesures restrictives à l’encontre du chef de la maison militaire du Président Kabila ont été prises à l’initiative de l’Administration Trump
La pression internationale sur Kinshasa. Chef de la maison militaire du Président de la République, le général François Olenga rejoint l’écurie des officiels RD-congolais frappés par des sanctions à l’international jeudi 1er juin 2017, un communiqué du Département du Trésor américain a annoncé la sanction infligée au Général Olenga, interdit de fouler le sol du pays de l’oncle Sam et d’engager des transactions financières avec les citoyens américains. Ses biens y sont également gelés. Selon Jeune Afrique, le Général Olenga est, entre autre, accusé d’avoir conduit au nom du Président Kabila, des opérations ayant pour but de réprimer l’opposition politique.
Désormais, sur la «Special designated Nationals List» -SDN- figure le Général François Olenga, chef de la maison militaire du Président de la République. Il est la nouvelle victime des sanctions internationales infligées par des officiels RD-congolais. Si la première vague de sanctions contre les dignitaires du Régime a été une œuvre de l’Administration Obama, les mesures restrictives à l’encontre du chef de la maison militaire du Président Kabila ont été prises à l’initiative de l’Administration Trump. Il lui est interdit de fouler le sol du pays de l’oncle Sam, d’engager des transactions financières avec les citoyens américains et ses biens sont gelés. Sa propriété, Safari Beach, situé en plein parc présidentiel de la N’Sele, est également visée par les sanctions américaines.
Tel un tonnerre, la nouvelle, annoncée par Département du Trésor américain, est tombée jeudi 1er juin 2017. Cité par Jeune Afrique, John E. Smith, directeur de l’OFAC qui dépend du Département du Trésor, a estimé: «sanctionner le Général François Olenga constitue un message fort pour rappeler que les actes de violence, d’agression et de répression de l’armée RD-congolaise contre ses propres citoyens sont inacceptables». Plusieurs griefs sont retenus à l’encontre du chef de la maison militaire du Président de la République.
Selon Jeune Afrique, il est identifié comme superviseur de la Garde républicaine dont les membres ont participé à des actions ou des politiques destinées à saper le processus démocratique en RD-Congo. «Olenga est accusé d’avoir conduit, au nom du président Kabila, des opérations ayant pour but de réprimer l’opposition politique. Il a soutenu la réaffectation d’officiers supérieurs d’armée étiquetés pro-opposition», a révélé ce média. Et de poursuivre: «En 2016, Olenga avait joué un rôle plus actif dans la direction de la Garde républicaine.
En avril de la même année, des soldats de cette unité de l’armée, qui dépend directement de la présidence de la République, ont entravé les activités d’une équipe d’observateurs des droits de l’homme et d’experts des Nations unies lors d’une manifestation de l’opposition et tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les militants». A en croire ce média français, le Département du Trésor a tenu aussi compte des événements de septembre dernier au cours desquels des soldats de la Garde républicaine auraient attaqué et incendié les sièges de plusieurs partis politiques, faisant au moins sept morts. Ces nouvelles sanctions américaines tombent quatre jours après les mesures restrictives prises par l’Union Européenne contre 9 citoyens RD-congolais. L’administration Trump se dit prête «à adopter d’autres sanctions contre ceux qui entravent le processus démocratique et électoral en RD-Congo».
Laurent OMBA
 

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