
La Chambre haute du parlement RD-congolais se prépare à un véritable coup de balai avec l’annonce du contrôle physique et administratif des agents. Cette initiative, baptisée «Transparence» et portée par le questeur du Sénat, Sylvain Mukengeshayi Kabongo Taupin, vise à mettre de l’ordre dans la gestion de la troisième institution du pays afin d’optimiser l’utilisation de ses ressources. Afin de mener cette opération à bon port, Didier Molisho, directeur de cabinet du président du Sénat, a été désigné à la tête d’une commission composée de membres de cabinet, du personnel administratif ainsi que du secrétaire général du Sénat.
Cette commission s’est réunie, pour la première, mercredi 7 mai 2025, autour du questeur du Sénat pour des «orientations strictes». En clair, cette vaste opération de contrôle administratif et physique du personnel devrait permettre de démasquer les potentiels fictifs et doublons alors que le personnel du Sénat est devenu pléthorique. Les chiffres récents évoquent un nombre fou de plus de 500 agents recensés à ce jour.
En plus de peser sur les finances, ce nombre suscite des interrogations quant à l’efficacité et à la coordination. Désormais, l’argentier de la Chambre haute entreprend d’établir noir sur blanc les tâches de chaque agent de l’administration parlementaire dans le but d’assainir la masse salariale.
Durant 30 jours, cette commission va notamment lancer la chasse aux doublons et aux inefficiences. En attendant les conclusions de cette traque, le président du Sénat, Sama Lukonde, a décrété le gel de promotions et mouvements d’agents au sein de cette administration. Déjà à pied d’œuvre, la commission Molisho a fixé ses lignes directrices, axées sur deux volets: logistique et ressources humaines. Selon le coordonnateur cette commission, la mission sera d’établir «l’effectif réel du personnel administratif du Sénat». Molisho et ses collègues devront répondre à trois questions: «qui est qui?», «qui fait quoi?» et «comment le fait-il?». Aussi, la commission a été chargée de «proposer des solutions pour améliorer les conditions de travail» au sein de l’administration du Sénat.
WIDAL

