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RDC: La Justice militaire cueillit des militaires FARDC et leurs complices de l’ICCN impliqués dans le trafic des munitions de guerre à l’Est

Trafic des munitions de guerre dans l’Est de la RD-Congo, le coin de voile vient d’être levé. La situation d’insécurité à Béni est entretenue par ceux-là mêmes qui sont censés défendre l’intégrité territoriale et assurer la protection des personnes et de leurs biens. Des ennemis infiltrés dans les rangs des services de défense et sécurité, des complices ou encore des éléments égarés? La question vaut son pesant d’or. Le porte-parole des FARDC, Léon-Richard Kasonga, a éclairé l’opinion sur ce trafic maffieux qui porte atteinte à l’intégrité nationale.

Intervenu sur le plateau de la télévision nationale, le lundi 22 mars, il a fait savoir que contrairement aux rumeurs circulant dans les réseaux sociaux, «l’interpellation aux fins d’enquête, de quelques officiers de la 32ème Brigade de réaction rapide, découle de l’exercice de la discipline interne qui est de stricte observation au sein de nos Forces armées».

Selon lui, au terme d’une enquête interne, qui n’est ni la première ni la dernière dans les FARDC, menée de manière professionnelle après que les Services spécialisées de la 32ème Brigade de réaction rapide aient été alertés, quelques militaires des FARDC et leurs complices de l’Institut congolais pour la conservation de la nature -ICCN-, impliqués dans un réseau de trafic des munitions de guerre, ont été arrêtés et transférés à la Cour militaire opérationnelle de Beni pour approfondir les investigations, remonter la filière et juger, conformément aux lois de la République, tous les coupables présumés.

Au demeurant, le porte-parole des FARDC a indiqué que l’infraction étant individuelle, cette affaire ne met nullement en cause ni les FARDC en général, ni le secteur Sokola I Grand-Nord et encore moins la 32ème Brigade de réaction rapide qui font leur travail de manière professionnelle pour ramener la paix à Beni et sur l’ensemble de l’Est de notre Pays. «Les FARDC demandent à tous de mettre un terme aux spéculations inutiles afin de ne pas entraver les enquêtes et de continuer à faire confiance à la Justice militaire ainsi qu’aux forces loyalistes», a-t-il lancé.

Le communiqué lu par Léon-Richard Kasonga relance le débat sur l’infiltration si pas les complicités au sein des services de défense et sécurité dans le but de piller les ressources naturelles de la RD-Congo dans sa partie Est avec l’appui de certaines multinationales. Le ver est dans le fruit, il faut l’extirper.

Ces derniers jours, les échos-gardes dans le parc de Virunga sont tués dans des attaques attribuées à des ADF et autres groupes armés. Pourtant ces éléments de l’Institut congolais pour la conservation de la nature censés protéger le parc de Virunga coopèrent avec certains éléments des FARDC pour commettre des forfaits comme le révèle le communiqué des FARDC sur leur arrestation et complicité.  Entretemps, des civils sont tués tous les jours, mêmes l’ambassadeur Italien Luca Attanasio, son garde du corps et son chauffeur y ont laissé leur peau fin février 2021. Maintenant que le réseau est identifié, l’opinion s’attend à ce que tous les complices soient identifiés et déférés devant la Cour d’ordre militaire pour répondre de leurs actes. Ci-dessous, le communiqué des FARDC sur ce trafic.

Octave MUKENDI


Communiqué des FARDC

Les FARDC portent à la connaissance de l’opinion que contrairement aux déclarations à la fois incorrectes, injurieuses et intempestives débitées dans certains médias et réseaux sociaux, l’interpellation aux fins d’enquête, de quelques officiers de la 32ème Brigade de réaction rapide, découle de l’exercice de la discipline interne qui est de stricte observation au sein de nos Forces armées.

En effet, au terme d’une enquête interne, qui n’est ni la première ni la dernière dans les FARDC, menée de manière professionnelle après que les Services spécialisées de la 32ème Brigade de réaction rapide aient été alertés, quelques militaires des FARDC et leurs complices de l’ICCN, impliqués dans un réseau de trafic des munitions de guerre ont été arrêtés et transférés à la Cour militaire opérationnelle de Beni pour approfondir les investigations, remonter la filière et juger, conformément aux lois de la République, tous les coupables présumés.

Toutefois, il est bon de rappeler que l’infraction étant individuelle, cette affaire ne met nullement en cause ni les FARDC en général, ni le secteur Sokola I Grand-Nord et encore moins la 32ème Brigade de réaction rapide qui font leur travail de manière professionnelle pour ramener la paix à Beni et sur l’ensemble de l’Est de notre Pays. Les FARDC demandent à tous de mettre un terme aux spéculations inutiles afin de ne pas entraver les enquêtes et de continuer à faire confiance à la Justice militaire ainsi qu’aux forces loyalistes.

Fait à Kinshasa le 22 mars 2021

Le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo

KASONGA TSHIBANGU Léon Richard

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