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Sesanga: «Le Président sortant a montré ses limites»

«Je me suis résolu à présenter une candidature autour d’un projet qui non seulement va fédérer les RD-Congolais mais va redonner à notre nation le fondement de sa stabilité, de sa sécurité et de son indépendance», a-t-il déclaré

Le candidat déclaré à la présidentielle de 2023, Delly Sesanga a déposé son dossier dimanche 8 octobre au bureau de la Commission électorale nationale indépendante -CENI. A cet exercice, le candidat d’ENVOL était accompagné des cadres et des milliers militants et sympathisants de son parti, venus de tous les coins de la ville de Kinshasa. Son dossier a été enregistré par le Bureau de réception et traitement des candidatures -BRTC. Par la suite, le président de l’ENVOL est allé à la rencontre du numéro un de la Centrale électorale, Denis Kadima Kazadi, qui l’a entretenu du processus électoral en cours devant déboucher sur les élections du 20 décembre 2023.

A l’issue de l’entretien avec le patron de la CENI, le président de l’ENVOL a été très précis devant la presse quant aux motivations qui l’ont poussé à postuler à la Présidence de la République. «J’ai observé et analysé la situation de notre pays comme député national et expérimenté au sein du gouvernement. Et depuis quelque temps, je me suis mis à sillonner pour voir le cœur battant de ce pays, examiner avec les concitoyens pourquoi rien ne marche, alors que nous avons tous les moyens pour pouvoir réussir. J’ai compris qu’un certain nombre de comportements, le manque de vision dans la direction de notre pays, le manque des projets ont fait que l’amateurisme, la corruption, le clientélisme, le favoritisme ont gangrené et confisqué toutes les espérances légitimes de notre peuple à voir ce pays se redresser», a-t-il soutenu.

Delly Sesanga est porteur d’un projet capable de fédérer les RD-Congolais. «Je me suis résolu à présenter une candidature autour d’un projet qui non seulement va fédérer les RD-Congolais, les rassembler pour donner un sens et assurer un partage du progrès parmi nous, mais aussi un projet qui va redonner à notre nation le fondement de sa stabilité, de sa sécurité et de son indépendance. Mais, enfin, un projet qui soit à même de redonner l’espérance à notre population, la jeunesse en particulier, les femmes de ce pays qui se dépensent chaque jour et qui, au bout de course, voient leurs efforts, leurs énergies ruinées par une classe politique et des dirigeants incompétents, incapables de redonner l’espoir, de redresser la nation et d’avancer», a-t-il précisé. 

Et de renchérir: «c’est pour cette raison que je suis le candidat de ce projet qu’on appelle la ‘’Refondation du Congo’’ qui veut rassembler les RD-Congolais et pour rompre avec les pratiques inférieures, mais surtout donner une perspective». Le candidat Delly Sesanga sera face au peuple pour expliquer les innovations contenues dans son projet de société. «Le 14 octobre en la salle ShowBuzz, je vais présenter en détail les conclusions des innovations des actions clés que, Chef de l’Etat demain, je vais mener à la tête de ce pays pour redonner espoir et de la dignité».

A la question de savoir le sens de son combat, le président de l’Envol a déclaré: «je me bats pour qu’on puisse avoir un nouveau Président de la République parce que le Président sortant a montré ses limites, son incapacité à redresser ce pays, des promesses non tenues, à hypothéquer l’indépendance nationale et notre souveraineté et c’est un pouvoir qui est basé sur des mensonges d’Etat. On ne peut pas se permettre de continuer avec le régime de Tshisekedi pour des raisons suivantes: voilà quelqu’un qui vous a promis de rétablir la sécurité, l’indépendance de ce pays, nous nous retrouvons avec une indépendance jamais aussi compromise qu’aujourd’hui. C’est le pouvoir qui promet aux RD-Congolais de leur permettre de voyager sur des avions parce que l’on a baissé le prix du billet, mais au bout des courses, ce sont des avions qui disparaissent. C’est le pouvoir qui, dans un mensonge, dit que nous allons faire la gratuité de l’enseignement, mais il a tué l’école».

Puis: «Nous sommes là aujourd’hui pour dire stoppe le mensonge. La crédibilité dont il pense avoir restauré dans ce pays, n’existe que dans son camp et dans sa tête. La deuxième raison est que considérer que face à un tel pouvoir, il faut un seul candidat pour le battre, c’est alimenter le moteur de la fraude. On veut faire croire aux gens que la présence de plusieurs candidats signifie que la présence de la fraude est validée».

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