
«La tenue de ce congrès permet non seulement de renouveler les textes de l’UNPC, mais surtout de doter les organes de cette dernière des animateurs capables de porter la nouvelle vision de la corporation afin de mettre de l’ordre dans la profession», a déclaré Patrick Muyaya aux congressistes réunis au Centre catholique Nganda
Une presse RD-congolaise responsable et respectueux des normes, éthique et déontologie professionnelle, c’est possible. Une presse extirpée des moutons noirs et engagée à la défense de la démocratie et des valeurs républicaines dans le respect de la dignité humaine, c’est encore possible. Dans cette perspective, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a ouvert le 10ème Congrès de l’Union nationale de la presse congolaise -UNPC-, mardi 17 septembre au Centre catholique Nganda à Kinshasa.
Durant trois jours, les congressistes vont s’atteler non seulement à l’adoption de différents textes régissant la profession mais également élire les nouveaux dirigeants pour les cinq ans à venir. Cette première journée a connu la présence du représentant du Chef de l’État, de la représentante de la Première ministre, du ministre d’État de l’Aménagement du territoire, du ministre du Tourisme ainsi que quelques élus nationaux et provinciaux de Kinshasa, et des bailleurs de fonds du secteur des médias notamment l’UNESCO et Internews.
A cette occasion, le ministre de la Communication et Médias a, dans son discours de lancement des travaux, rappelé que ce jour marque la refondation du secteur des médias en RD-Congo. Il a saisi de l’opportunité pour féliciter le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son engagement et accompagnement à la presse. «Je félicite le Chef de l’État qui nous a engagés à avancer les processus de changement de l’écosystème des médias de la RD-Congo», a-t-il souligné.
La tenue de ce congrès figure parmi les 80 principales recommandations des états généraux de la communication et médias hormis la loi Muyaya. «La tenue de ce congrès permet non seulement de renouveler les textes de l’UNPC, mais surtout de doter les organes de cette dernière des animateurs capables de porter la nouvelle vision de la corporation afin de mettre de l’ordre dans la profession», a-t-il indiqué aux congressistes. C’est ainsi qu’il a invité les professionnels de médias à tenir compte dans leurs réflexions du besoin du pays de faire face aux défis de plusieurs autres natures notamment l’agression dans l’Est du pays afin de construire, améliorer et entretenir l’image de marque du pays.
L’homme du changement de narratif a fait savoir que l’État a pris la responsabilité de faire sa part, les institutions ont mis en place une bonne loi, il revient donc aux congressistes de donner au pays du bon journalisme. Concernant les élections des animateurs de l’Union nationale de la presse du Congo, Patrick Muyaya invite à l’unité.
«Au sujet des élections attendues à la fin des travaux, j’aimerais vous dire que c’est l’union qui doit gagner. Il y a lieu d’aborder cet exercice dans la sérénité et la transcendance qui vous ont caractérisé depuis les travaux préparatoires jusqu’à ce jour. Vous êtes le poumon de la démocratie. Votre attitude dans la manière d’aborder cette échéance doit être le reflet de ce que vous exigez aux acteurs politiques. Personne ne sera perdant au bout de cet exercice. Car, chacun d’entre vous a sa place et son rôle à jouer dans la refondation et dans l’exercice de notre métier», a-t-il exhorté.
Patrick Muyaya a clôturé ses mots par deux recommandations aux deux commissions importantes de l’UNPC. «Vous devez, à travers ses organes notamment la Commission de la carte, redonner le poids qu’il faut à cette carte professionnelle; et à travers la Commission de discipline, être vous-mêmes les juges de vos dérapages. En le faisant, nous pouvons faire un front commun contre la désinformation, contre le Congo Bashing. Un front commun contre les antivaleurs. À travers vos médias, nous nous saurons réapproprier notre histoire et vous reprendrez de ce fait votre rôle d’historiens du présent. Il est temps de jouer votre rôle de lumière de notre société», a-t-il expliqué.
De son côté, le représentant de l’UNESCO a réaffirmé l’engagement de son institution en RD-Congo à soutenir la liberté d’expression et le secteur des médias en général. Le président ai de l’UNPC, Modeste Shabani, a, quant à lui, rappelé que ce congrès se tient 3 ans après la somnolence de cette institution. «C’est donc un jour mémorable pour toute l’histoire de la presse RD-congolaise. Ces trois jours seront consacrés aux grandes décisions, résolutions pour répondre à l’appel du Chef de l’État sur la salubrité médiatique», a-t-il fait savoir. Ce congrès va du 17 au 19 septembre et le dernier jour sera consacré aux élections de nouveaux animateurs de l’UNPC. Toutes les provinces y sont représentées.
