
C’est clair maintenant et il n’y a plus de nuages parce que le Président de la République a coupé court au débat. Lors de son échange, mardi 1er octobre 2024, avec la Diaspora RD-congolaise de Hongrie, le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi a répondu à la question d’un potentiel dialogue politique et précisé que le pays n’est pas en crise… «Je ne suis pas à l’origine d’une telle initiative car, pour moi, le pays n’est pas en crise politique pour chercher à obtenir encore des dialogues qui vont chercher à aboutir sur des arrangements qui vont encore mettre le pays entre parenthèses», a répondu le Président de la République à la communauté RD-congolaise de Hongrie. Félix-Antoine Tshisekedi ne voit vraiment pas la nécessité de ce dialogue dont parle l’Opposition.
«Nous ne voyons vraiment pas ni la nécessité ni l’urgence d’une telle initiative. Mais moi, avec tous mes compatriotes, j’ai toujours eu les bras tendus, les bras ouverts pour parler avec quiconque le voudrait. Donc, ici, je voudrais vous informer que ce débat ne concerne ni ma personne, ni la famille politique qui est la nôtre», a-t-il poursuivi. Et le Président de la République ne reconnaît pas une telle idée qui soit en chantier.
«Donc, il n’y a pas une telle initiative qui soit en chantier quelque part. Ceux qui parlent du dialogue, ils parlent peut-être de leur volonté à vouloir parler avec nous. Et là, je le dis que la disponibilité est là», a-t-il clairement répondu aux partisans du dialogue. Et de conclure: «tout compatriote RD-congolais a droit au débat, a droit au chapitre, a droit au dialogue avec même le Chef de l’État s’il le désire mais évidemment en tenant compte du respect de nos lois, du respect de la bienséance et ne pas venir avec des menaces ou des vociférations».
Cette communication du Chef de l’État devant la Diaspora RD-congolaise de Hongrie vient couper court à tout projet de dialogue inter-congolais tant recherché par une frange de l’Opposition. Peut-on dire que Félix-Antoine Tshisekedi a totalement fermé la porte du dialogue avec la classe politique? Il y a lieu de souligner que, depuis les États-Unis, où il a participé au congrès du Parti démocrate, Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement -ECIDé-, a plaidé pour la tenue d’un dialogue entre la classe politique RD-congolaise sous la médiation des chefs spirituels.
L’objectif de cette démarche, selon lui, est de renforcer «la cohésion nationale» et de soutenir l’intégrité territoriale de la RD-Congo, surtout que le pays fait face à une agression du Rwanda sous couvert du groupe rebelle M23. Dans un discours posté sur les réseaux sociaux, Martin Fayulu a insisté sur l’importance de l’unité nationale: «Les autres pays évoluent et nous nous régressons. On ne stagne pas, mais on régresse. Et il nous faut une seule chose: la cohésion nationale. Aujourd’hui, la solution et la seule c’est qu’on se mette autour d’une table, nous tous, parties prenantes, autour de nos chefs spirituels… Nous sommes attaqués par le Rwanda. Il faut qu’on se mette ensemble, comme un seul homme, comme une seule femme pour contre-attaquer avec un esprit d’engagement, avec un esprit patriotique», a plaidé l’opposant RD-congolais. Maintenant que le Président Tshisekedi vient de fermer la porte du dialogue que va faire Martin Fayulu? Voilà la question qui reste posée.
