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RDC: Mukoko Samba à l’écoute du secteur privé

Le vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réuni, mardi 16 septembre à Béatrice Hôtel de Kinshasa, un parterre d’opérateurs économiques œuvrant en République démocratique du Congo pour évoquer les défis actuels du monde des affaires dans le pays, autour du thème «Gouvernance économique et amélioration du climat des affaires». Cette «concertation économique» a été l’occasion pour le VPM Mukoko Samba de plaider pour la diversification de l’économie de la RD-Congo, gage selon lui, d’un meilleur équilibre entre importations et exportations de biens et services.

«S’il faut résumer en un mot le grand défi de l’économie congolaise, je dirais: diversification. Nous devons diversifier cette économie. Nous devons cesser d’être une économie qui importe les produits alimentaires. Nous devons cesser d’être une économie qui n’exporte que des produits bruts», a-t-il analysé.

Pour y arriver, Mukoko Samba compte s’appuyer sur un dialogue constant entre les secteurs public et privé car, a-t-il expliqué, la diversification de l’économie exige à la fois une vision, un plan, de la détermination et des efforts. «Le dialogue public-privé, permanent et non ponctuel, est un élément clé pour transformer et diversifier l’économie congolaise», a-t-il poursuivi.

John Mwenda, directeur général de Premium Food, a, pour sa part, salué les efforts du VPM Daniel Mukoko Samba pour stabiliser l’économie et protéger le pouvoir d’achat. «Ça fait plusieurs mois que le VPM a beaucoup travaillé pour la réduction des prix. Nous sommes dans un environnement qui est de plus en plus difficile, dans un contexte international très volatile, avec la guerre en Ukraine qui a eu une forte influence sur les prix en général. Je pense que nous devons quand même penser à promouvoir la production locale», a-t-il estimé. 

De son côté, Catherine Bucumi, représentante du DG de la Bralima, a mis en avant un arrêté, pris il y a quelques mois en arrière, interdisant l’importation de certains produits en vue de promouvoir l’industrie locale. La représentante de la Bralima a constaté que cette mesure n’a pas produit de résultats attendus. «Nous sommes inondés de produits qui viennent des pays environnants. Nous nous retrouvons avec des produits qui rentrent légalement ou illégalement. Ces produits sont à prix moins élevé que les produits locaux. Ce qui nous amène dans une sorte de concurrence [déloyale]», a fustigé Catherine Bucumi.

Et de poursuivre: «il y a des entreprises privées qui investissent dans les filières agricoles, mais qui n’ont pas d’incitations liées à ces efforts d’investissements dans les filières agricoles. Il y a des incitations fiscales qui sont liées, qui sont accordées aux entreprises privées, qui produisent des produits à base de matières premières locales».

Attentif à ces plaintes, le VPM en charge de l’Economie nationale s’est dit «ouvert» pour pérenniser ce cadre dialogue permanent. Déjà, Mukoko a informé avoir soumis au gouvernement certaines préoccupations qui touchent à la fiscalité, à la production et à la protection des industries locales vis-à-vis de la concurrence déloyale venant des pays voisins. «Je voudrais, à l’intention de toutes les associations patronales, vous assurer que le ministère de l’Economie nationale va rester une maison ouverte. Ses portes vont rester largement ouvertes pour un dialogue permanent et franc. J’ai pris soin de vous informer à l’avance et de recueillir vos observations», a-t-il promis, annonçant, dans la foulée, l’organisation d’une autre réunion dans les prochains jours avec la participation du ministre des Finances, Doudou Fwamba. Cette démarche vise à rassurer le patronat RD-congolais à propos des réformes fiscales envisagées par le gouvernement de la République afin de faciliter l’exercice des activités économiques.

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