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RDC: malgré la guerre, l’économie respire avec une croissance attendue de 5% en 2026

La République Démocratique du Congo prospère économiquement et se démarque avec des performances époustouflantes, même sous le poids de la guerre d’agression lui imposée par le Rwanda. Les réserves de change ont connu un véritable essor, s’envolant de 800 millions de dollars en 2019 à un impressionnant 7,4 milliards en 2025. L’inflation, quant à elle, est passée d’un alarmant 24 % en 2023 puis 11,7% en 2024 à un maigre 2,2 % prévu pour 2025.

La croissance du PIB, propulsée par un secteur extractif dynamique, devrait dépasser les 5 % pour 2025 et 2026. Cet exploit sans précédent témoigne d’une politique monétaire rigoureuse combinée à une stabilité exemplaire du taux de change, fruit de la collaboration soutenue entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo -BCC.

Ces réussites économiques, acclamées par les institutions de Bretton Woods telles que la Banque mondiale et le FMI, ne doivent cependant pas masquer l’impératif pour Kinshasa de maintenir discipline budgétaire et mobilisation des ressources financières. Ces chiffres révélés lors d’un point de presse le 22 décembre montrent une économie en plein essor.

Grâce à un suivi rigoureux, la République Démocratique du Congo a reçu un décaissement de 442 millions de dollars, destiné à des projets phares dans les domaines de l’énergie, de la réforme des finances publiques et des infrastructures.

Entrés en vigueur en janvier 2025, des programmes s’inscrivent dans une stratégie visant à préserver la stabilité macroéconomique, renforcer la gouvernance financière et améliorer la résilience face aux chocs, notamment climatiques. Le décaissement validé porte le total des décaissements à 570,9 millions de droits de tirage spéciaux -DTS- dans le cadre de la FEC, ainsi qu’un versement initial de 133,25 millions de DTS via la FRD. 

Le FMI a indiqué par ailleurs que l’ensemble des critères de performance examinés dans le cadre de cette revue a été respecté, à l’exception d’un critère continu pour lequel une dérogation a été accordée en raison de son caractère temporaire. Les avancées dans les réformes structurelles, notamment celles liées à l’intégration des enjeux climatiques et à la gestion des risques de catastrophes naturelles dans le cadre de la FRD, ont également été saluées.

Devant les médias, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, accompagné du gouverneur de la Banque centrale, André Wameso, et du représentant du FMI, René Tapsoba, a affirmé avec fierté: «Malgré un contexte sécuritaire chaotique dans l’Est, où les finances publiques pâtissent des conflits, le gouvernement, sous la direction du Président Félix Tshisekedi, a respecté 85 % des critères d’évaluation du FMI». Tout en insistant sur l’importance d’une transparence renforcée et d’une redevabilité accrue.

Fwamba a également évoqué les bénéfices des réformes mises en œuvre pour garantir une stabilité macroéconomique et un développement inclusif. «Malgré les défis, le gouvernement a réussi à atteindre tous ses objectifs de performance grâce à des mesures ciblées en faveur d’une discipline budgétaire stricte et d’une priorisation des dépenses essentielles», a souligné l’argentier national, se félicitant des incidences directes de ces performances sur l’économie du pays et le social de la population.

Les prix du carburant a été baissé à plusieurs reprises entre fin 2024 et 2025 avec des effets d’entraînement sur les prix de certains produits de première nécessité.  Dans cette dynamique, le ministre a annoncé un plan d’infrastructures sans précédent: plus de 400 km de routes urbaines à Kinshasa, de nouvelles liaisons entre les provinces et des améliorations notables de la voirie dans des villes comme Isiro, Buta, Mbandaka, Kananga et Mbujimayi.

Fwamba a dû exulter dans ces termes: «Nous sommes dans le bon! Jamais depuis l’indépendance en 1960 un gouvernement n’a lancé autant de projets d’infrastructure que sous la présidence de Félix Tshisekedi, même face à l’agression du Rwanda!» 

De son côté, le FMI reconnaît la résilience de l’économie de la République Démocratique du Congo 

, malgré les conflits armés dans l’Est, tout en alertant sur les impacts de ces crises sur les finances publiques et la situation humanitaire. L’institution exhorte Kinshasa à maintenir une discipline budgétaire, à diversifier l’économie, à réduire la dépendance aux exportations minières et à améliorer la gestion des ressources naturelles.

La République Démocratique du Congo prouve, en luttant sur tous les fronts, qu’il est possible d’atteindre des résultats significatifs même dans les moments les plus durs.

KISUNGU KAS

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