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RDC: la plénière va sceller le sort de Kamerhe 

L’avenir de Vital Kamerhe dépend exclusivement de la décision du Président de la République. Selon les dernières informations en provenance du Palais du peuple, la commission spéciale et temporaire créée par l’Assemblée nationale pour étudier les pétitions adressées contre cinq membres du bureau a achevé sa mission. Après avoir vérifié tous les éléments et entendu les personnes concernées, à savoir le président de la Chambre basse du Parlement, Vital Kamerhe, le rapporteur Jacques Djoli et son adjoint Dominique Munongo, ainsi que le questeur Polipoli et son adjoint Neema, la commission a procédé à la validation des pétitions.

Parmi les 22 députés composant cette commission, présidée par Peter Kazadi, élu de la circonscription de Mont-Amba et ancien vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, 16 ont voté en faveur des pétitions, 5 s’y sont opposés et 1 s’est abstenu. De ce fait, la commission spéciale a donné son accord pour les pétitions, qui seront soumises à la plénière. Celle-ci, après débat et sans délai, passera au vote à bulletin secret pour statuer.

Concernant les irrégularités constatées sur les listes des pétitionnaires, un député membre de l’Union sacrée de la nation a souligné: «Les signatures jugées douteuses ont été confirmées par leurs auteurs présents lors de la commission spéciale et temporaire. Tous ont pratiquement reconnu avoir signé ces listes». Et d’ajouter: «même si l’on considère que sur les 265 députés ayant signé les pétitions, seulement 10 signatures soient contestées, cela laisse 255 signatures, un nombre suffisant pour destituer un membre du bureau. Cela prouve que les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux ne tiennent pas la route et ne sauront ébranler les députés».

Selon cette source, la situation de VK est avant tout politique. «Lorsque Vital Kamerhe a présenté ses excuses dans son discours d’ouverture de la session ordinaire de septembre, il admettait clairement les reproches formulés à son encontre par les députés. Cela revient à dire que celui qui s’excuse s’accuse, n’est-ce pas? Alors, de quoi parlons-nous quand lui-même reconnaît en toute conscience ses fautes dans la gestion tant de l’Assemblée nationale que de sa carrière politique? Les députés ne font qu’accomplir leur travail. C’est un point c’est tout», a expliqué cet élu national, préférant rester anonyme. En résumé, le sort de Vital Kamerhe est déjà scellé par la commission spéciale et temporaire de la Chambre basse du Parlement. La décision finale revient maintenant à la plénière pour approbation.

Tino MABADA

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