
Moins d’une semaine après son entrée en fonction, Stéphanie Mbombo quitte déjà le gouvernement. La ministre déléguée à l’Environnement chargée de la Nouvelle économie du climat a jeté l’éponge, mardi 18 juin, pour des raisons de «convenance personnelle». Désormais «dépourvue de qualité», Stéphanie «ne peut plus engager le gouvernement de la République», a précisé un communiqué de la Primature.
Cette démission est une surprise d’autant plus que Stéphanie Mbombo, ancienne Envoyée spéciale du président de la République en charge de la Nouvelle économie du climat, s’est montrée enthousiaste à l’annonce de sa nomination promettant de travailler afin de «définir la politique globale du climat» et d’initier des «réformes nécessaires pour valoriser le marché carbone» de la RD-Congo.
Dès l’investiture du gouvernement, elle a été la première membre de l’équipe Suminwa à effectuer une mission à l’extérieur du pays, précisément à Brazzaville dans le cadre du Fonds bleu et de la Commission climat du bassin du Congo. La désormais ex-ministre a même pris l’engagement «de donner une autre image» de l’Afrique, se proposant de «transformer le concept d’aide humanitaire par celui d’une coopération gagnant-gagnant» par une «meilleure vulgarisation des enjeux liés au changement climatique».
Autant d’ambitions qui ne prendront pas corps, pas sous son leadership. Si les vraies causes de son départ ne sont pas révélées, sa succession est déjà évoquée alors que certaines voix n’ont pas attendu longtemps pour appeler à la nomination d’un ressortissant du Maniema, grand oublié du gouvernement Suminwa.

