
Membre du présidium de l’Union sacrée de la nation -USN-, famille politique du Président de la République, Vital Kamerhe a violemment été tiré de son sommeil, aux premières heures du dimanche 19 mai 2024, par des coups de feu tirés depuis l’extérieur de sa résidence de la Gombe à Kinshasa. Candidat unique au perchoir de la Chambre basse, Kamerhe avait projeté de se réveiller, ce dimanche-là, auréolé du titre de président de l’Assemblée nationale.
A la désagréable surprise du report de l’élection du bureau définitif de la Chambre basse, décidée quelques heures seulement avant le scrutin prévu le samedi 18 mai 2024, s’est rajouté cet assaut mené par un groupe de «plus de 40 éléments lourdement armés». Kamerhe a failli y laisser sa peau. «Le Seigneur nous a sauvés d’une attaque meurtrière où mon mari était la cible principale», déclare Hamida Chatur, épouse de Vital Kamerhe, auteure d’un émouvant témoignage publié le même dimanche sur les réseaux sociaux et dans lequel elle livre sa version des faits.
«Mon mari m’a réveillée en sursaut à 4h du matin pour m’annoncer que notre maison était encerclée par plusieurs militaires et que ça faisait un long moment qu’il entendait des tirs à l’arme lourde venant de l’extérieur. J’ai réalisé qu’un échange de tirs furieux avait éclaté avec nos vaillants gardes», relate l’épouse Kamerhe.
Le leader de l’UNC, bien que marchant ainsi dans la vallée de l’ombre de la mort, et envahi par «l’horreur», a été délivré de ce «calvaire» par «l’armée céleste», venue combattre aux côtés des gardes de sa résidence et de l’équipe de renfort, déployée vers 5h.
«En sortant de la maison, j’ai découvert avec effroi que notre parcelle ressemblait à un champ de tirs: des centaines de douilles jonchaient le sol, et les murs étaient criblés d’impacts de balles», rapporte Hamida Chatur, s’affichant particulièrement reconnaissante envers Dieu à qui elle a rendu de grands hommages. «Le Seigneur nous a véritablement protégés, car nous n’avions aucune chance de nous en sortir vivants. Je loue ce Dieu qui avait libéré mon mari de la prison en son temps, et qui, cette nuit, a de nouveau envoyé son armée céleste pour nous sauver de la mort», dit-elle. Ci-après, l’intégralité du témoignage de Hamida Chatur sur cette «attaque meurtrière».
Mon mari m’a réveillée en sursaut à 4h du matin pour m’annoncer que notre maison était encerclée par plusieurs militaires et que ça faisait un long moment qu’il entendait des tirs à l’arme lourde venant de l’extérieur. J’ai réalisé qu’un échange de tirs furieux avait éclaté avec nos vaillants gardes. Les assaillants ont réussi à pénétrer dans notre parcelle, tirant sans relâche sur tout ce qui bougeait. Dans leur fureur, ils ont abattu deux de nos gardes. Un de nos hommes a tout de même réussi à neutraliser l’un des leurs, mais cela n’a fait qu’attiser leur violence. Ils ont même introduit un drone pour repérer nos positions avant de lancer leur assaut.
Pendant ce chaos, mon mari a réussi à joindre un de nos gardes par téléphone, qui lui a dit d’une voix tremblante: «Mokonzi, bazo luka nde yo, batuni oza wapi baza plus des 40 éléments lourdement armés». C’est à ce moment que j’ai compris que notre fin était proche. Les tirs se sont intensifiés dehors, transformant notre maison en un véritable champ de bataille. Pendant près d’une heure, mon mari et moi sommes restés seuls à l’intérieur, entourés par l’horreur.
Le renfort est finalement arrivé à 5h, mettant fin à notre calvaire. Ils nous ont informé qu’après l’assaut chez nous, les assaillants s’étaient dirigés vers le palais de la nation. Le Seigneur nous a sauvés d’une attaque meurtrière où mon mari était la cible principale. En sortant de la maison, j’ai découvert avec effroi que notre parcelle ressemblait à un champ de tirs: des centaines de douilles jonchaient le sol, et les murs étaient criblés d’impacts de balles.
Le Seigneur nous a véritablement protégés, car nous n’avions aucune chance de nous en sortir vivants. Je loue ce Dieu qui avait libéré mon mari de la prison en son temps, et qui, cette nuit, a de nouveau envoyé son armée céleste pour nous sauver de la mort.
