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RDC : Fwamba arrache 2 programmes avec le FMI

A la tête du ministère des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi n’arrête d’enregistrer des prouesses. La dernière aux cendres encore très chaudes est la conclusion de deux programmes avec le Fonds monétaire international -FMI- qui, loin d’être une conséquence de la continuité des affaires de l’Etat, ont plutôt commencé sous sa houlette pour aboutir à un compromis, annoncé solennellement mercredi au terme d’une séance de travail à la Présidence de la République.

En effet, le gouvernement RD-congolais et le Fonds monétaire international -FMI- sont parvenus à la conclusion d’un programme triennal soutenu par la Facilité élargie des crédits -FEC- et la Résilience climatique -RST-, évalués respectivement à hauteur d’USD 1,750 milliard et USD 1,1 milliard.

Ces deux programmes ont fait l’objet de la conférence de presse animée le jeudi 14 novembre 2024 par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, accompagné du ministre d’Etat au Budget, Aimé Boji Sangara, et du représentant-pays du FMI, René Tapsoba.

A la faveur de cette conférence de presse, le ministre Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi est revenu sur les particularités de ces deux programmes, saluant, d’entrée de jeu, le leadership du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et le soutien de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Au nom de la République, il a aussi rendu une fière chandelle aux experts de différents ministères qui ont travaillé d’arrache-pied pour parvenir à cet accord qui aura un grand impact sur le social des RD-Congolais.

Perspicace et rodé dans l’art de l’innovation,  le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a réussi à introduire une nouvelle donne dans l’accord sur la FEC en obtenant qu’une partie des fonds y relatifs puisse être affectée aux investissements sociaux au titre d’appui budgétaire.

Au total, 800 millions de dollars seront orientés vers ces investissements avec l’objectif de sortir des milliers de RD-Congolais de la précarité.

«Nous avons réussi à obtenir que plus de 800 millions de dollars soient orientés vers des financements en appui budgétaire. C’est la particularité de ce programme par rapport à l’ancien qui a fait que l’intégralité du montant a été orientée vers la réserve de change», a déclaré le ministre des Finances, non sans souligner que le mérite de cette nouvelle donne revient au gouvernement.

«Nous avons tenu à faire comprendre aux membres du FMI qu’il est vrai que les allocations FEC sont destinées à l’objectif de  renforcement des réserves de change mais rien n’est écrit, rien ne peut nous empêcher de réfléchir sur le fait qu’une partie de ces allocations pourrait alimenter les appuis budgétaires», a dit l’argentier national.

Il a expliqué que cette nouvelle donne a été approuvée par le FMI grâce aux résultats réalisés par le gouvernement Suminwa en peu de temps seulement passé aux affaires.

Parmi ces résultats, la stabilité du cadre macroéconomique, rendue possible grâce à une meilleure coordination des politiques budgétaires et monétaires, le flechissement du taux d’inflation, passé en glissement annuel de 22,2% à 14,9% à ce jour. Tous ces résultats, a martelé le ministre Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, sont le fruit de la discipline et de la rigueur appliquées dans la gestion des finances publiques.

L’argentier national s’est, par la suite, appesanti sur le second programme conclu entre le gouvernement RD-congolais et le FMI relatif à la résilience climatique -RST.

«C’est un nouveau programme, une initiative qui va permettre à notre pays de bénéficier de 1,1 milliard de dollars que nous allons directement investir… C’est de l’investissement public. Ce n’est pas pour accumuler les réserves de change», a précisé le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.

Il a, dans la foulée, rassuré que le gouvernement, sous la conduite de la Première ministre, a pris des dispositions pour tenir à son engagement d’améliorer la gouvernance du secteur forestier RD-congolais et de mettre en œuvre des politiques publiques d’adaptation et d’atténuation des impacts et des effets du changement climatique.

«Nous allons développer des investissements durables qui vont permettre à ce que nous puissions accroître la résilience climatique de notre pays», a-t-il renchéri.

De son côté, le ministre d’Etat au Budget, Aimé Boji Sangara, a mis en exergue la célérité, le dévouement et l’assiduité des experts RD-congolais qui ont permis au pays d’arracher deux programmes en l’espace de 14 jours.

«Il est rare qu’au cours d’une même mission, nous puissions négocier deux programmes. D’habitude, les deux semaines sont réservées pour négocier un seul programme», a-t-il fait remarquer, tout en mentionnant que ces deux nouveaux sont «beaucoup plus exigeants et représentent beaucoup d’opportunités pour notre pays».

Quant au représentant-pays du FMI, il s’est dit impressionné par le «package des réformes» mis sur la table des négociations par le gouvernement RD-congolais afin d’obtenir cet accord.

«Le package de réformes qui soutiendra les deux programmes est assez consistant et ambitieux que ce soit au niveau de la gestion des finances publiques, de l’amélioration de la gestion des investissements, amélioration du climat des affaires», a-t-il reconnu, non sans souhaiter au ministre d’Etat au Budget, au ministre des Finances ainsi qu’aux experts de conserver la même détermination durant toute la phase de mise en œuvre de ces deux programmes.

Signalons pour garantir leur plein succès, lesdits programmes seront encadrés par des outils définis au niveau du FMI -comme les revues semestrielles- et ceux du niveau interne au pays -comme le Conseil des ministres, la Troika stratégique ou encore la réunion de la conjoncture économique..

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