
Incroyable, mais vrai! Le Conseil d’État est au centre des graves accusations. Mieux encore du déballage de sa première présidente, Marthe Odio Nonde. Dans une correspondance adressée au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, le 10 juin 2024, dont la copie est parvenue à la rédaction d’«AfricaNews», les lanceurs d’alerte mettent à nue la haute juridiction administrative. Au magistrat suprême, ils ont dénoncé les détournements et les autres abus qui ont pris corps au Conseil d’État. Incroyable!
«La justice est malade. Il a plus au gouvernement et au Chef de l’État, pour lutter notamment contre la corruption, spécialement pendant la gestion du contentieux électoral, de MAD des magistrats du Conseil d’État 1.000.000 dollars, -voir au point 9 du document des finances. Alors que le Conseil d’État n’a pas de compte, ses fonds ont été orientés frauduleusement à la Rawbank dans des comptes privés, individuels dont celui de Guy Alain Lumpungu, intendant, et nous demandons l’extrait bancaire de ce monsieur depuis deux ans», a dénoncé le collectif des lanceurs d’alerte.
Et de renchérir: «face aux réclamations des magistrats, il leur est proposé 4000 dollars à chacun, soit un total de 200.000 dollars à chacun. Une enquête des autres sommes et la saisie de 1.000.000 dollars à Rawbank permettra de remettre de l’ordre et de frapper au plus haut niveau».
Le collectif des lanceurs d’alerte a poussé le bouton jusqu’à démontrer le mauvais traitement dont les magistrats du Conseil d’État ont été victimes en terme des primes de la prime des contentieux électoraux contrairement à leurs collègues de la Cour constitutionnelle et de la Cour de cassation. Les signataires de cette lettre adressée au Président de la République ont également laissé entendre que le Conseil d’État avait bénéficié pour ce faire d’un budget de 1.000.000 de dollars, mal rétribués aux magistrats.
«Malheureusement et au grand préjudice des hauts magistrats du Conseil d’État, cette somme a été détournée, pas par n’importe qui, mais par la personne dont la mission est de préserver les droits de ses collègues, en l’occurrence la première présidente, Madame Martine Odio Nonde, agissant en complicité avec son frère qui le sert en même temps de conseiller financier, en la personne de Monsieur Jacques Odio, ainsi que de son directeur de cabinet Monsieur Rémy Abdallah, un ancien révoqué de la magistrature pour immoralité et corruption», ont écrit les lanceurs d’alerte.
Ces derniers ont accusé directement la première présidente du Conseil d’État, Martine Odio, au Président de la République, «d’une gestion opaque des dossiers judiciaires et des finances de cette haute juridiction, du clientélisme, du tribalisme et surtout de la corruption à ciel ouvert, dont elle négocie elle-même avec les justiciables…». Cette dénonciation qui s’apparente à des accusations directes, prend les allures d’un déballage. Les signataires de cette dénonciation sont notamment Ngudi Mbolala, Bokolo Djongolo, Ngongo Ngola.
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