
De Bruxelles à Washington, la sénatrice honoraire du Grand Katanga interpelle les décideurs internationaux sur la situation politique et sécuritaire en République Démocratique du Congo. En tournée diplomatique euro-américaine, la sénatrice honoraire Bijoux Goya Kitenge multiplie les initiatives pour attirer l’attention des grandes puissances sur la crise multidimensionnelle qui secoue le pays. À travers un plaidoyer rigoureux, elle milite pour un dialogue national inclusif sous l’égide de la CENCO et de l’ECC, une gouvernance plus participative, ainsi qu’un soutien humanitaire accru pour les populations meurtries par les conflits dans l’Est du pays.
Une mission à haute portée stratégique
À Bruxelles, Goya s’est entretenue avec des membres du Parlement bruxellois, du Parlement fédéral belge, ainsi qu’avec des ministres impliqués dans les relations internationales et les affaires africaines. Ces rencontres ont permis de poser sur la table les préoccupations liées à la gouvernance, à la sécurité et à la nécessité d’une réconciliation interne.
La sénatrice a insisté sur l’urgence d’un soutien renforcé aux victimes des conflits persistants dans l’Est, tout en appelant à l’ouverture d’un dialogue national élargi. Un dialogue que les Églises catholique et protestante, à travers la CENCO et l’ECC, sont appelées à encadrer comme garantes d’un processus transparent et véritablement inclusif.
Washington: moment fort de la tournée
Point d’orgue de cette mission diplomatique: la rencontre au Capitole avec la Commission USA-Afrique. Devant les parlementaires américains, Bijoux Goya a défendu une vision claire: la paix régionale ne pourra être durable que si la RDC règle d’abord ses fractures internes. À l’ordre du jour, le récent accord RDC–Rwanda, signé à Washington, a suscité de vives préoccupations.
La sénatrice a souligné les inquiétudes du peuple congolais quant à l’opacité du processus ayant conduit à cet accord, dénonçant notamment l’absence de participation d’experts congolais -militaires, économistes ou représentants des communautés locales- et le silence sur les mécanismes de réparation pour les victimes.
Des propositions concrètes pour une paix durable
Face à ses interlocuteurs, Goya a formulé plusieurs propositions: la création d’un comité de suivi indépendant de l’accord RDC–Rwanda, incluant des représentants des forces armées, des experts économiques, des leaders religieux et de la société civile; l’organisation d’un dialogue national inclusif, soutenu par la CENCO et l’ECC, pour panser les divisions internes héritées de décennies de marginalisation et de tribalisme; la mise en œuvre d’un plan de justice transitionnelle, incluant des mesures concrètes de réparation, de réinsertion et de prise en charge des victimes ainsi que la mobilisation durable des partenaires internationaux, pour un accompagnement technique, diplomatique et humanitaire dans la durée.
Un appel fort à la communauté internationale
Dans toutes ses interventions, Goya a martelé un message de fond. «Notre peuple aspire à une paix réelle, pas seulement sur le papier, mais dans chaque village, chaque famille, chaque communauté. Les partenaires occidentaux doivent nous aider à combler les fractures internes avant d’espérer des accords durables entre États». En appelant à une gouvernance plus ouverte et à une implication accrue de la société civile dans les processus de paix, la sénatrice honoraire du Grand Katanga s’impose comme une voix lucide et audacieuse au service de l’intérêt national.
Un tournant diplomatique significatif
La tournée de Bijoux Goya ne relève pas d’un simple agenda politique. Elle marque un tournant diplomatique, en réaffirmant que la paix régionale passe d’abord par la justice intérieure, la réconciliation et une gouvernance capable de fédérer toutes les forces vives de la nation. Dans un contexte régional instable, cette voix portée à Bruxelles et à Washington rappelle avec force que la RD-Congo mérite une paix digne, juste et durable.
