C’est un véritable tournant à l’Inspection générale de la Police judiciaire des parquets. Après un parcours jalonné de tumultes et de tensions, le président Félix Tshisekedi a mis fin au dualisme qui gangrenait le corps des inspecteurs judiciaires. Le 24 décembre, une ordonnance a été promulguée, annonçant la retraite d’Antoine-Camille Boyau, l’ancien Inspecteur général, dont les mésaventures judiciaires avaient fait couler beaucoup d’encre. Après une suspension et une brève réhabilitation contestée, Boyau a été finalement écarté.
À ses côtés, Léon Musadila, naguère en intérim, a également pris le chemin de la retraite, emportant avec lui plusieurs secrétaires généraux d’autres institutions dans un grand ménage nécessaire.
Cette double décision sonne comme un signal fort : une ère nouvelle s’annonce pour la Police judiciaire des Parquets, marquée par la fin d’un dualisme paralysant. Le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, a joué les médiateurs depuis août, agissant sur ordre du président de la République pour rétablir l’ordre parmi les protagonistes.
Cette «issue heureuse» est également un triomphe pour le VPM en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, le protagoniste de cette saga qui a su jeter son dévolu du côté de la légalité en préparant les dossiers de ces anciens responsables. En tant que ministre de la Fonction publique, il a soumis cette mise à la retraite à l’aval du Conseil des ministres.
Avec près de 83 ans et un parcours dans la Fonction publique entamé en 1969, Boyau n’avait plus vraiment de place, ayant déjà passé deux décennies en mode retrait d’office. Musadila, lui aussi, avait largement dépassé l’âge fatidique et remplissait toutes les conditions pour prendre un repos bien mérité.
Ainsi, le vent du changement souffle sur le corps des inspecteurs judiciaires, laissant présager une réforme tant attendue et la promesse d’un nouveau souffle pour la justice.
WIDAL
