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Perenco: l’audit se poursuit, les rapports d’étape régulièrement fournis au Président et la Première ministre

L’heure n’est plus aux spéculations dans l’affaire portant sur l’audit de la société Perenco qui exploite le pétrole à Moanda dans la province du Kongo. Initiée par le ministère des Hydrocarbures, cette opération se poursuit sans faille, contrairement aux bruits qui circulent depuis quelques jours. Certaines mauvaises langues sont allées jusqu’à fabriquer des chiffres, évoquant une production journalière de 95.000 barils, soit le quadruple des chiffres officiels. «Faux», rétorque un membre du cabinet du ministre des Hydrocarbures. «L’audit se poursuit et les rapports d’étape sont destinés au président de la République et à la Première ministre», rapportent d’autres sources proches du ministre Molendo.

Autre contrevérité, des prétendues pressions qu’aurait subi le ministre des Hydrocarbures pour ne pas publier le rapport d’audit. Là encore, les mêmes sources démentent. «Les gens doivent arrêter de spéculer et, surtout, de manipuler l’opinion sur un travail qui se fait encore et dont les conclusions ne sont pas encore rendues publiques», exhortent-elles. Au ministère des Hydrocarbures, l’on mobilise désormais contre ces «infox répandues dans les réseaux sociaux».

De plus, le ministre Molendo a réfuté les allégations sur l’existence des échanges entre lui et le député national Bokele Djema Adrien, président de la commission permanente de l’Assemblée nationale en charge de l’environnement, du tourisme, des ressources naturelles et du développement durable.

Depuis décembre, le gouvernement RD-congolais, par l’entremise du ministère des Hydrocarbures, a mandaté deux cabinets pour passer au crible l’activité de Perenco. Cette revue devrait permettre de mettre en lumière «la réalité de la production d’or noir, mais aussi sur ses conséquences environnementales».

Alex Stewart International, un cabinet d’audit redoutée des pétroliers sur le continent, a été mis sur le coup, aux côtés d’Environmental resources management -ERM. Ces deux cabinets doivent exécuter l’audit durant une période d’un an. Cet audit devrait surtout servir de base pour le ministre Aimé Sakombi Molendo pour une éventuelle renégociation du contrat.

Natine K.

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