
L’Inspection générale des finances -IGF- pratique trois contrôles dans ses missions. Il y a le contrôle a priori, le contrôle a posteriori et le contrôle concomitant. Avec la particularité du système de la République démocratique du Congo favorisant la corruption jusque dans l’appareil judiciaire, les contrôles a posteriori et concomitant n’ont amené l’IGF qu’à constater les dégâts, les instances chargées de la répression des crimes financières brillant par leur laxisme.
Avec l’avènement de l’Inspecteur général-Chef de service Jules Alingete, l’IGF applique les trois contrôles certes mais avec un accent particulier sur le contrôle préventif dit patrouille financière. Ce dernier donne l’avantage de protéger l’argent public contre la prédation. Quand une entreprise reçoit l’argent du trésor, les inspecteurs des finances sont présents pour vérifier si les dépenses sont en train d’être correctement engagées et exécutées. Cela évite aux gestionnaires de tomber dans la commission des fautes de gestion en même temps que ça les empêche de détourner les deniers publics.
Avec le contrôle a posteriori, l’argent est déjà dépensé et les inspecteurs n’ont que leurs yeux pour constater les dégâts. Les prédateurs ne se laissent pas faire, créent les armées médiatiques pour vilipender l’inspecteur chef de service dans le seul but de le décourager. Mais sa méthode profite à l’Etat congolais en protégeant le Trésor public. Elle impose aussi le respect de la procédure des passations des marchés publics. Nous avons tous intérêt à soutenir l’IGF pour arriver à assainir nos finances. Nous devons tous saluer la reprise de la patrouille financière parce qu’elle permet de bien gérer les finances de l’État qui en a bien besoin pour faire face à la guerre d’agression.
Patcho PANDA JAKULU
Député national honoraire, Diplômé de l’Ecole nationale des finances, ancien gestionnaire des stades de Martyrs et Tata Raphaël, ancien Dircab au ministère des Sports

