
Des journalistes et médias de la République Démocratique du Congo ont adressé, le 26 octobre, une Lettre Ouverte à Global Witness et à toutes les instances se croyant en droit d’imposer leur volonté à l’Afrique sous le masque d’une prétendue vertu.Le 20 octobre, des médias indépendants, fiers de porter la voix de leur nation, ont été surpris de recevoir un appel inattendu. Madame Natasha Ion, se présentant comme l’émissaire de l’ONG britannique Global Witness, a entrepris de leur imposer un prétendu «droit de réponse» concernant des articles qui, fait remarquable, n’évoquaient même pas sa structure.
Son stratagème: passer un appel, affirmer à ses interlocuteurs vouloir leur transmettre ce droit de réponse. Or, à la réception, le document s’est révélé être un véritable déferlement d’intimidations et d’accusations infondées. Une manœuvre scandaleuse que les auteurs de la Lettre Ouverte n’ont pas souhaité passer sous silence. Les signataires dénoncent une intention plus insidieuse derrière cette démarche: élaborer un récit diffamatoire accusant les médias de la République Démocratique du Congo de participer à une campagne de blanchiment au profit de Dan Gertler, et tout cela sans proof tangible. Ce mépris émanant de certains postulant que l’Afrique doit demeurer silencieuse lorsque l’Occident s’exprime, est particulièrement saisissant.
Madame Ion, qui se proclame «journaliste d’investigation» bien que son compte X ne compte que 265 abonnés, s’autorise à remettre en question la crédibilité de médias RD-congolais établis, dont l’audience dépasse de loin la sienne. Son parcours professionnel et sa rigueur soulèvent des interrogations légitimes, notamment en travaillant pour une ONG souvent épinglée pour ses méthodes ambiguës, ses financements douteux et ses accusations infondées.
Des doutes sur la crédibilité de Global Witness existent, notamment soulevés par les entreprises et organismes qu’elle accuse, comme ITSCI, qui contestent ses méthodes et ses conclusions. Ces critiques portent sur des allégations de manque de fiabilité des sources, des méthodologies d’enquête jugées biaisées et des responsabilités qui seraient exagérées ou mal attribuées, en particulier concernant la traçabilité des minerais et le financement de conflits. Il est troublant qu’une journaliste, agissant en tant qu’émissaire d’une ONG, tente de dicter à des médias un soi-disant droit de réponse après des articles qui n’ont jamais cité son organisation. Pour les signataires de la Lettre Ouverte, Global Witness ne peut être envisagée comme un acteur neutre engagé dans une quête désintéressée pour la justice; elle apparaît plutôt comme une entité manipulatrice, diffuseuse de diffamations, et porteuse d’un néocolonialisme moral.
Les signataires expriment leur vive indignation face à cette tentative de dénigrement visant tant les médias que les acteurs économiques RD-congolais. Ils mettent en garde Global Witness et Natacha Ion contre leur propension à recourir à des accusations criminelles de pratiques financières douteuses, dans le but de discréditer des voix indépendantes au profit d’un réseau clairement identifié, à l’origine de leurs financements.
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