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Maweja: après la déchéance, la mise en garde de la sécurité

Jean Maweja Muteba a été destitué par l’Assemblée provinciale le 1er avril. Le désormais ex-gouverneur du Kasaï Oriental a même été interdit de mouvementer les comptes de la Province, encore moins des personnes agissant à son nom.  Mais Maweja a donné depuis les signes d’un homme décidé à s’imposer, à défier les élus provinciaux à travers deux actes.

Le premier: il a commandité des manifestations dans la ville de Mbuji-Mayi pour brandir le prétexte selon lequel la population serait opposée à son éviction. Metteur en scène de ces manifestations payées, Maweja s’est fait filmer pour laisser entendre qu’il aime son travail.

Deuxièmement: l’ancien négociant des diamants a aussi reçu, sans titre ni qualité, l’ambassadeur allemand en République Démocratique du Congo pour parler des dossiers concernant l’avenir du Kasaï Oriental. Les différents services de sécurité sont cependant en train de manifester leur désapprobation, estimant à l’unanimité que l’attitude de Maweja est susceptible de provoquer un chaos.

«Les différents rapports de sécurité transmis ces derniers jours aux différents hiérarchies mettent en garde contre tout entêtement à maintenir en poste un gouverneur désavoué par les députés provinciaux et vomi par la majorité de la population», a confié une mardi une source sécuritaire.  Maweja a beau gesticuler, il a fini de manger son pain noir.

Les députés provinciaux et la population qui l’ont honni, ont la latitude de boire du petit lait. Maweja a été déposé jeudi 1 avril par l’Assemblée provinciale. 13 députés sur les 17 présents à la plénière du jour ont voté pour la motion de défiance initiée contre lui depuis décembre 2020. Les élus lui reprochaient notamment un leadership douteux et une incompétence dans sa gestion.

Natine K.

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