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Renforcement des institutions et réformes en RDC : le Conseil de sécurité charge les organisations régionales d’une mission

La Résolution 2556 du Conseil de sécurité des Nations unies prorogeant le mandat de la MONUSCO d’une année encore, a été adoptée vendredi 18 décembre à New-York par 14 voix pour et une abstention de la Russie. A cette occasion, le Conseil de sécurité a prié le Secrétaire général, António Guterres, et a demandé aux organisations régionales de fournir un appui politique au renforcement des institutions de l’État en RD-Congo et au rétablissement de la confiance entre les différentes parties, notamment par leurs bons offices, en vue de consolider la paix et la sécurité, de s’attaquer aux causes profondes des conflits dans les zones prioritaires.

«Ces bons offices doivent avoir pour objectif de susciter un large consensus national autour des principales réformes de la gouvernance et de la sécurité, de lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et d’appuyer les réformes et les processus électoraux en cours, conformément aux priorités nationales du gouvernement de la RD-Congo», a insisté le Conseil. Bien attendu, cette instance est capitale dans la mesure où en RD-Congo, les parties prenantes au processus démocratique exigent des réformes électorales profondes avant l’organisation des prochains scrutins. Ces réformes concernent la révision de la loi électorale, l’organisation et le fonctionnement de la Centrale électorale ainsi que les institutions judiciaires. A cela s’ajoute l’identification de la population.

Des voix se lèvent pour réclamer le recensement de la population. Le G13 s’est engagé dans la sensibilisation des différentes composantes sur ces points dans le but d’organiser des élections crédibles dans le futur et doter le pays des institutions stables et légitimes. C’est ainsi que, lors de la prorogation du mandat de la MONUSCO, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réjoui du fait que le Président Tshisekedi assume prochainement la présidence de l’Union africaine -UA-, ce qui pourrait constituer une occasion supplémentaire de promouvoir l’engagement des organisations régionales. Il s’est réjoui de l’action menée par le Président Tshisekedi et son gouvernement pour favoriser la réconciliation, la paix et la stabilité en RD-Congo et pour promouvoir la coopération et l’intégration régionales.

A cette fin, le Conseil de sécurité a invité les autorités RD-congolaises à œuvrer en faveur de la stabilisation et du renforcement des capacités des institutions de l’État, notamment dans les zones de conflit, avec l’appui de la MONUSCO, afin de défendre les droits et de répondre aux besoins de tous les RD-Congolais. Il a également demandé à tous les acteurs politiques de s’employer à mettre en place un processus pacifique, transparent, inclusif et crédible en vue de la tenue des futures élections, notamment locales, dans le respect de la Constitution et de la loi électorale et de garantir la participation pleine, effective et véritable des femmes à toutes les étapes de ce processus.

La prorogation du mandat de la MONUSCO intervient au moment où le Président Tshisekedi a mis fin à la coalition au pouvoir FCC-CACH et a initié Union sacrée pour la nation, rassemblement politique qu’il veut regorger des compatriotes de toutes tendances confondues pouvant l’accompagner pour l’accomplissement de son programme de gouvernance. Il a justifié la dissolution de la coalition au pouvoir par le fait que celui-ci ne l’a pas aidé à accomplir sa vision en faveur des populations.

Octave MUKENDI

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