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L'Aneco met en garde contre toute tentative de cooptation politique des membres du Csac

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Le voile commence à tomber sur les agendas des parties signataires de l’Accord du 31 décembre 2016, un compromis politique dont certaines dispositions sont contraires à la Constitution et à certaines lois de la République Démocratique du Congo. L’agitation sur la cooptation au Centre Interdiocésain des membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication -Csac- en est une preuve éloquente.
Sous le nez et la barbe des évêques catholiques, les participants aux discussions directes de la Cenco s’agitent pour élargir le partage des postes politiques à la plénière de cette institution d’appui à la démocratie. Imposture. Au regard de la Loi n°11/001 du 10 janvier 2011, les membres du Csac ne le sont pas du fait du choix mutuel des politiciens mais des élections démocratiques et transparentes organisées par les associations professionnelles issues du Congrès de la refondation de la presse tenu en 2004, dont les résultats sont sanctionnés par une ordonnance présidentielle d’investiture des délégués élus.
À l’Association nationale des éditeurs du Congo -Aneco-, on entend pas cautionner cette chienlit et on met garde contre toute tentative de cooptation politique des membres du Csac.
« Le Bureau Exécutif de l’Aneco tient à informer l’opinion tant nationale qu’internationale qu’il n’a jamais été question de coopter un délégué de la presse écrite au Csac. Ce qui est en violation de l’article 24, alinéa 2 de la Loi n°11/001 du 10 janvier 2010 relatif aux conditions à remplir pour devenir membre du Csac », fait savoir un communiqué signé André Ipakala, président de l’Aneco, et daté du 17 janvier 2017.
Et l’Association de tonner: « L’Aneco tient à dénoncer avec véhémence les manoeuvres sordides et politiciennes des acteurs politiques congolais, qui s’évertuent à transposer leurs conflits personnels dans le secteur des médias en général et particulièrement de la presse écrite ».
Puis de menacer: « L’Aneco se réserve le droit de saisir toutes les instances judiciaires nationales et internationales pour faire respecter le principe de la désignation des membres du Csac par voie électorale et non par cooptation ».
HRM

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