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La pression s’accroît sur Paul Kagame après le gel de l’aide militaire européenne et la trêve humanitaire annoncée par les usa

Sale temps pour Kigali, désormais démasquée et désignée par tous comme auteure de la guerre d’agression perpétrée contre la République Démocratique du Congo. En témoigne, la récente déclaration de Washington, à travers la porte-parole Adrienne Watson, se félicitant de la trêve humanitaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo et citant expressément le Rwanda plutôt que le M23. Cette annonce coïncide avec le gel de l’examen de la nouvelle aide militaire de 20 millions d’euros de l’Union européenne dont devrait bénéficier Kigali.

«Les Européens ne sont pas parvenus à s’accorder sur le déblocage d’un nouvel appui financier à l’armée rwandaise pour son intervention à Cabo Delgado. Bruxelles s’achemine dans le même temps vers de nouvelles sanctions contre le régime de Kigali pour son soutien à la rébellion du M23», a récemment rapporté Africa Intelligence. Clair, la pression internationale s’accroît sur Paul Kagame. Face à ces mauvaises nouvelles concernant le Rwanda, la RD-Congo reste néanmoins vigilante et ses autorités plus que déterminées à poursuivre des actions sur tous les fronts pour le retour de la paix, la condamnation de Kigali pour les crimes internationaux commis en RD-Congo et l’obtention des réparations aux victimes de cette agression criminelle.

Déclaration de la porte-parole du NSC, Adrienne Watson, se félicitant de la trêve humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo

Les États-Unis se félicitent de la trêve humanitaire de deux semaines observées par les parties au conflit dans l’est de la République Démocratique du Congo -RDC. La situation humanitaire au Nord-Kivu est désastreuse, avec près de 3 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

La récente expansion des combats au Nord-Kivu a empêché les travailleurs humanitaires d’atteindre des centaines de milliers de personnes déplacées dans la région autour de Kanyabayonga et a déplacé plus de 100 000 personnes de chez eux.

La trêve humanitaire de deux semaines, qui débutera à minuit, heure locale, le 5 juillet et se poursuivra jusqu’au 19 juillet, engage les parties au conflit à faire taire leurs armes, à permettre le retour volontaire des personnes déplacées et à fournir au personnel humanitaire un accès sans entrave aux populations vulnérables. La trêve couvre les zones d’hostilités qui touchent le plus les populations civiles.

Ce développement s’appuie sur les mesures de renforcement de la confiance obtenues lors du voyage de la directrice du renseignement national en RDC et au Rwanda en novembre de l’année dernière, et ses engagements ultérieurs avec les présidents Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda. Les Etats-Unis soutiennent pleinement le processus de Luanda et les efforts du gouvernement angolais pour s’attaquer aux facteurs actuels et historiques qui perpétuent cette crise de longue date.

Les gouvernements de la RDC et du Rwanda ont exprimé leur soutien à cette trêve humanitaire de deux semaines pour atténuer les souffrances des populations vulnérables et créer les conditions d’une plus grande désescalade des tensions dans l’est de la RDC. Les États-Unis appellent toutes les parties à honorer l’esprit de la trêve avant qu’elle n’entre en vigueur.

Les États-Unis continueront d’utiliser leurs ressources de renseignement et diplomatiques pour surveiller les activités des forces armées et des groupes armés non étatiques.

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