
Les griffes sortent… sur le terrain économique. Ce sont des premières représailles directes. Elles le sont dans les airs, dans le sensible domaine de l’aéronautique. Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a annoncé une mesure drastique: l’interdiction formelle de survol et d’atterrissage sur son territoire pour tout aéronef civil ou d’État immatriculé au Rwanda ou basé dans ce pays.
«Tous les aéronefs immatriculés au Rwanda ou immatriculés ailleurs mais basés au Rwanda sont désormais interdits de survoler le ciel de la République Démocratique du Congo, ont décidé mardi les autorités congolaises en raison de la guerre d’agression ayant causé la mort de 3.000 Congolais en quatre jours à Goma», a rapporté l’ACP mardi soir.
«Interdiction formelle de survol et d’atterrissage sur le territoire de la République démocratique du Congo pour tout aéronefs civil et d’Etat immatriculés au Rwanda ou ceux immatriculés ailleurs basés au Rwanda. Cause situation d’insécurité due au conflit arme», selon un note interne des autorités aéronautiques congolaises consultée par l’agence officielle.
Cette décision intervient dans un contexte d’agression de la République Démocratique du Congo, marquée par l’entrée des troupes terroristes rwandaises dans la ville de Goma, au Nord-Kivu.
La mesure a l’avantage d’isoler le Rwanda de l’espace aérien Congolais face à ce que Kinshasa qualifie d’agression avérée pour piller ses ressources minières.
Les experts estiment que pareille sanction pourrait avoir un impact négatif sur l’économie du Rwanda. «Les détours des avions du pays agresseur vont exiger plus de carburant et le péage des survols et peut être d’atterrissage dans les aéroports de transit. C’est un coût économique important», explique-t-on.
Avec ACP

