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Kabund en Europe, il presse pour un dialogue inclusif

Reçu le 17 février par Marc Pecsteen de Buytswerve, envoyé spécial du Royaume de Belgique pour la région des Grands Lacs, Jean‑Marc Kabund‑A‑Kabund a placé la rencontre sous le signe de l’urgence humanitaire et de la recherche d’une solution politique durable à la crise en République Démocratique du Congo. Les deux hommes ont insisté sur la nécessité de préserver les vies civiles et ont convenu qu’une réponse strictement militaire ne saurait suffire.

Président national de l’Alliance pour le Changement -A.Ch- et de la Coalition de la Gauche Congolaise -CGC-, Kabund a expliqué que sa tournée européenne vise à mobiliser des relais diplomatiques capables d’exercer une pression significative sur Kinshasa pour obtenir l’ouverture d’un «véritable» dialogue national. À Bruxelles, l’opposant a rappelé ses préalables: une facilitation neutre, l’engagement de toutes les parties à ne pas modifier la Constitution et le respect de l’intégrité et de la souveraineté du pays.

Arrivé dans la capitale belge le 16 février et accueilli par des militants de son parti, Kabund doit poursuivre sa tournée à Paris, selon ses proches. En Belgique, ses entretiens avec des autorités et des représentants diplomatiques ont porté sur la gestion de la crise humanitaire dans l’Est et sur les moyens d’assurer la crédibilité d’un processus politique susceptible d’aboutir à des élections libres, démocratiques et transparentes, dans le respect des délais constitutionnels.

Lors de ses premiers entretiens, il a réaffirmé la ligne politique de la CGC: privilégier une approche politique globale, conforme au droit international et aux résolutions des Nations unies, visant à s’attaquer aux causes internes de l’instabilité. Il a appelé la communauté internationale -en particulier la Belgique et l’Union européenne- à s’engager davantage pour garantir qu’un futur dialogue soit inclusif et assorti de garanties concrètes.

La stratégie affichée consiste à rassembler en Europe des acteurs influents capables d’exercer une pression diplomatique mesurable sur le pouvoir congolais. «Il ne s’agit pas d’ingérence», ont précisé ses proches, «mais de créer les conditions d’un dialogue crédible et d’un calendrier électoral respectueux de la Constitution».

Parmi les interlocuteurs visés figurent des responsables politiques, des représentants onusiens et des diplomates européens. Kabund a aussi souligné l’importance d’un accompagnement international pour vérifier le respect des engagements pris lors d’éventuelles négociations et pour aider à mettre en place des mécanismes garantissant transparence et sécurité pendant la période électorale. Ses partisans estiment que cette démarche vise à contrer une tentation du pouvoir central de privilégier la solution militaire et de retarder les échéances démocratiques.

La tournée de Jean‑Marc Kabund, notamment la halte prévue à Paris, sera suivie de près: elle doit montrer si la mobilisation diplomatique européenne peut influer sur la tenue d’un dialogue véritablement inclusif et sur la mise en place de garanties suffisantes pour le retour de la paix et l’organisation d’élections en République Démocratique du Congo.

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