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Haut-Katanga: le gouv’ Jean-Claude Kazembe refuse de partir

Se basant sur l’Article 168 de la Constitution, l’avocat du gouv’ du Haut-Katanga, Me Richard Bondo, qualifie le scrutin programmé par la CENI d’illégale et fait savoir que son client ne va pas démissionner et va demeurer gouverneur parce qu’il a été réhabilité par la Cour constitutionnelle dont les arrêts ne souffrent d’aucune contradiction
Le torchon brûle entre Jean-Claude Kazembe, gouverneur du Haut-Katanga, et le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Ramazani Shadary. Ce dernier a ordonné à la Commission électorale nationale indépendante -CENI- d’organiser les élections dans 11 provinces dont un vide juridique a été constaté au sommet de leur exécutif. Les gouverneurs de certaines de ces provinces refusent de déposer le tablier et s’opposent à l’organisation de ce scrutin dans leur terroir. Parmi eux, Kazembe qui, par le biais de son avocat, Me Bondo, a urbi et orbi déclaré qu’il ne va pas démissionner. Les deux personnalités se regardent en chiens de faïence.
Le train des élections des gouverneurs est en marche. La Commission électorale nationale indépendante -CENI- s’est mise en branle pour l’organisation de ce scrutin dans 11 provinces, à savoir: Bas-Uélé, Equateur, Haut-Katanga, Haut-Lomami, Kasaï-Central, Kwilu, Mongala, Sud-Kivu, Sud-Ubangi, Tshopo et Tshuapa. Mardi 18 juillet, la Centrale électorale a publié un calendrier du déroulement de toutes les opérations: du dépôt des candidatures à la publication des résultats. Elle a procédé, mardi 25 juillet 2017, à la clôture de l’opération de dépôts des candidatures dans les provinces concernées. Les listes définitives des candidats sont attendues pour le 12 août et les candidats retenus battront campagne du 22 au 24 août avant de compétir le samedi 26 août 2017.
En attendant la tenue de ce scrutin, des voix montent pour crier à son inconstitutionnalité. Le scrutin fait jaser, certains gouverneurs des provinces ciblées ayant été réhabilités par la Cour constitutionnelle après déchéance par leurs Assemblées provinciales respectives. D’autres, par contre, n’ont jamais démissionné bien que visés par des motions de défiance n’ayant produit aucun effet.
A la Tshuapa, par exemple, nombre d’acteurs politiques de la Majorité comme de l’Opposition ont affirmé: «organiser l’élection d’un nouveau gouverneur à la Tshuapa est inconstitutionnelle. Le gouverneur de la province a été réhabilité par la Cour constitutionnelle après avoir été déchu par l’Assemblée provinciale». A la base de leur affirmation, l’Article 168 de la Constitution, selon lequel les décisions de la Cour constitutionnelle sont immédiatement exécutoires et s’imposent à tout le monde.
Le même article a été évoqué par l’avocat de Jean-Claude Kazembe, Me Richard Bondo, qualifiant le scrutin programmé par la CENI d’illégale. A «Radio Okapi», Me Bondo a fait savoir que son client ne va pas démissionner et va demeurer gouverneur parce qu’il a été réhabilité par la Cour constitutionnelle dont les arrêts ne souffrent d’aucune contradiction. Déchu le 18 avril 2017, le gouv’ Kazembe a été ragaillardi par l’arrêt du 26 mai 2017 rendu par la Cour constitutionnelle qui déclarait cette motion déchéance de «nulle et non fondée». Partira? Ne partira pas? Seul l’avenir saura répondre à ces interrogations. En attendant la réponse, c’est une sorte de bras de fer qui va animer le rapport entre Jean-Claude Kazembe, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, superviseur du fonctionnement provinces. Les deux personnalités vont se regarder en chien de faïence.
LOI

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