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En baisse de régime, CVM et LMC en quête de financement auprès du FPI

Le Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie -FPI-, Hervé Claude Ntumba, a reçu, jeudi 4 décembre, les directrices générales de la Congolaise des voies maritimes -CVM- et des Lignes maritimes congolaises -LMC. Jeanne Blandine Kawanda et Gisèle Mbwansiem sont venues solliciter un financement du Fonds de promotion de l’industrie en vue de relancer les activités de leurs entreprises respectives.

La CVM s’occupe du dragage du fleuve Congo sur le tronçon Banana-Matadi afin de faciliter la navigation des bateaux. Cette société vient d’acheter une drague et cherche des fonds pour l’acquisition d’une autre, ainsi que pour la formation du personnel. «La relance de la CVM fluidifiera le trafic, augmentera les recettes de l’OCC, de la DGDA et de l’OGEFREM», a déclaré la DG Kawanda. Pour sa part, Gisèle Mbwansiem est en quête de financement pour permettre aux Lignes maritimes congolaises de s’acheter un navire, après trente ans d’inactivité.

Le Directeur général du FPI s’est montré réceptif. Il a, par ailleurs, exigé un certain nombre de conditions à réunir avant toute prise en charge: la fourniture au FPI du business plan, des états financiers, la garantie de la sérénité entre les gestionnaires et le chronogramme des activités. Il a également insisté sur l’orthodoxie dans la gestion des fonds à décaisser. Une fois ces conditions remplies, et afin d’éviter les expériences malheureuses des éléphants blancs et du gâchis, le FPI versera directement l’argent aux fournisseurs des équipements, après une vérification minutieuse de tous les contours et détails. Il désignera un chargé de suivi pour toutes les transactions. Les crédits devront être remboursés dans les délais.

Le DG Batunkoke a dit être ouvert aux affaires avec les privés comme avec les entreprises publiques, mais a souligné son côté exigeant, intransigeant et inflexible quant à une gestion saine et rentable, conforme à la vision du président Félix Tshisekedi: «Le Peuple d’abord!». Le même jeudi, le DGA du FPI, Blaise Mastaky Birindwa, a échangé avec la Fondation Bokondoa, venue solliciter un appui financier pour un ambitieux projet rizicole dans la province de la Mongala, à Bongandanga, où se développe la rizière «Rimo». La fondation travaille sur 100 hectares avec une coopérative.

Avec des machines de qualité, sa production est de 3 000 sacs par jour. Ce projet emploie actuellement 20 personnes, mais, avec l’accompagnement du FPI, il vise 150 travailleurs. Selon elle, le soutien du FPI facilitera également l’évacuation du riz vers les centres de consommation. La valorisation de cette rizière assure la sécurité alimentaire. Blaise Mastaky a réaffirmé l’engagement du FPI à financer les initiatives de transformation agro-industrielle au pays.

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