
À la DRC Mining Week 2026, le Directeur général adjoint du Fonds de Promotion de l’Industrie -FPI- a planté le décor: sans électricité, pas d’industrie. Et sans industrie, pas de souveraineté. Devant un parterre d’opérateurs miniers et de décideurs publics, le DGA du FPI a asséné une vérité simple: «Il est difficile de parler d’industrialisation sans parler d’énergie. L’électricité facilite la transformation et la création des chaînes de valeurs».
L’enjeu est connu. Dans un pays qui détient 70% des réserves mondiales de cobalt mais importe encore des batteries, la transformation locale est une urgence. Pour appuyer ses mots, Blaise Mastaky a dégainé les projets. Le FPI accompagne les centrales de Tshibasa, Tshipuka et la chute de Mbombo. Objectif: des barrages hydroélectriques pour irriguer les industries en mégawatts. Car chaque mégawatt produit, martèle-t-il, ce sont des emplois, des PME qui naissent, des minerais qui ne repartent plus bruts.
La TPI, cet impôt que l’on devrait aimer
L’autre cheval de bataille du DGA: la Taxe de Promotion de l’Industrie. Souvent perçue comme une charge, Mastaky la redéfinit comme «un investissement collectif dans les infrastructures qui soutiennent la compétitivité des entreprises». L’argent collecté finance directement les projets structurants. Traduction: en payant la TPI, les entreprises allument elles-mêmes les barrages qui feront tourner leurs usines demain.
ZLECAF: le moment ou jamais
Dans les allées de DRC Mining Week, l’argument fait mouche. Avec la Zone de libre-échange continentale africaine, la RDC peut devenir le centre de gravité énergétique et industriel du continent. À condition d’investir massivement dans les infrastructures de base.
«Une opportunité unique», insiste Mastaky.
Entre deux panels, le patron du FPI rappelle une évidence: le sous-sol congolais ne fera la richesse de la République Démocratique du Congo que si le courant passe. Au sens propre. À Lubumbashi cette semaine, l’énergie n’était plus un sujet technique. C’était une ambition nationale.

