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ANAPI: Toto et Nkinzo annoncent les grandes activités à travers le pays

C’est par une conférence de presse tenue le lundi 31 janvier dernier au Salon Congo du Pullman Hôtel que les hauts dirigeants de l’Agence nationale pour la promotion des investissements -ANAPI-, à savoir: le président du Conseil d’administration, Hugues Toto, et le Directeur général, Anthony Nkinzo Kamole, ont décidé d’annoncer officiellement la célébration des 20 ans d’existence de leur institution. En toile de fond, il était question pour ces deux responsables d’informer les professionnels des médias ainsi que tous les autres mandataires publics présents lors de la manifestation de la réalisation des activités de grande envergure à travers tout le pays, dans le cadre de cette célébration.

Au-delà du caractère festif que pouvait revêtir cet événement, il a été en outre une occasion pour les responsables de cette entreprise de l’Etat, de jeter un regard rétrospectif sur le parcours réalisé durant cette période de 20 ans, afin de voir où et comment il faut rectifier les tirs en vue de faire jouer beaucoup mieux à cette agence son rôle de conseiller du gouvernement central et des gouvernements centraux en matière d’investissement et de climat des affaires.

La conférence de presse intervenue au terme de deux discours et qui a été essentiellement animée par le Directeur général, a permis à ce dernier de rencontrer, avec la maîtrise qui convient, les préoccupations exprimées par les journalistes. Dans la foulée, les retombées des voyages effectués par le DG dans la suite du Chef de l’Etat, les investissements sont-ils structurants? Reposent-ils sur un cadre juridique? Pourquoi avoir attendu si longtemps pour implanter l’ANAPI à travers tout le pays? Pourquoi demander aux jeunes qui viennent à peine de terminer l’université une longue expérience avant d’être embauchés? Ce sont là les quelques préoccupations parmi tant d’autres qui ont reçu de la part du DG Nkinzo des réponses appropriées.

A savoir que pour les 20 ans avenir, il a commencé par présenter un nouveau logo -avec l’ANAPI, bien investir pour une RD-Congo prospère- avant d’inviter à «tourner vers l’avenir pour scruter ensemble les défis qui nous restent». Il a ensuite annoncé des échanges avec toutes les couches de la population: ministres, députés, mandataires, voire les étudiants. Questions de scruter l’avenir ensemble pour rendre l’ANAPI beaucoup plus forte.

Hugues Toto: plusieurs évolutions enregistrées

«Il sied de préciser que l’ANAPI a su, à travers le temps et en fonction de plusieurs sacrifices consentis, marquer de son empreinte sur la sphère économique et politique congolaise, d’abord en qualité de guichet unique en matière d’investissement au pays, ensuite comme structure étatique dédiée à l’assainissement de l’environnement des affaires, condition sine qua non d’attraction des investisseurs», s’est exprimé Hugues Toto, poursuivant que pendant 20 années  d’existence, plusieurs évolutions ont été enregistrées avec l’apport de tous. Mais aussi plusieurs perspectives ont été projetées pour l’avenir.

Comme pour donner la précision sur la vraie mission de son institution, le PCA a, lors de sa prise de parole, indiqué que l’ANAPI ne met pas en œuvre les réformes, mais accompagne les structures étatiques réformatrices qui sont chargées de l’implémentation effective des mesures décidées. A cela, il convient d’ajouter que l’ANAPI, qui a vu le jour par la loi n°004/ 2002 du 21 février 2002 portant code des investissements, reste attachée à sa mission, c’est-à-dire Conseiller technique du gouvernement central et des gouvernements provinciaux en matière de l’assainissement de l’environnement des affaires et de promotion des investissements ainsi que du lancement des activités programmées à cet effet. Non sans souligner le rôle du secteur privé qui, a-t-il martelé, occupe notamment une place de choix dans le processus de mise en œuvre des réformes, en ce qu’il est, soit associé, soit consulté dans le cadre de la définition des réformes économiques.

C’est ainsi qu’avant de clore son mot, Hugues Toto a sollicité l’accompagnement de tous, y compris celui de la presse, pour faire de ces activités programmées, une réelle réussite en vue de l’émergence et de l’expansion de l’ANAPI, outil important pour l’impulsion et le développement économique du pays, par l’amélioration effective du climat des affaires, la promotion des investissements, le plaidoyer et l’accompagnement en faveur des opérateurs économiques ainsi que divers autres services qu’elle accorde aux investisseurs.

Anthony Nkinzo dévoile les quatre piliers de sa stratégie

Pour accomplir cette importante mission, l’ANAPI a tissé sa stratégie sur quatre piliers débouchant tous sur la fonction d’agrément des projets d’investissements aux avantages du code des investissements, fonction constituant l’aboutissement logique de son action promotionnelle. D’abord, l’amélioration du climat des investissements. Ensuite, la construction de l’image de marque du pays, en troisième lieu, la génération des investissements et pour finir, les services de qualité à rendre aux investisseurs, avant, pendant et après investissement.

Le Directeur général de l’ANAPI qui a parlé en deuxième lieu, a d’abord tenu à rafraîchir la mémoire de l’assistance par un survol des faits historiques, avec un accent sur le secteur des investissements. Il a mis en relief les atouts dont dispose la RD-Congo, pays riche, territoire aux dimensions continentales, ses forêts et son fleuve avec un potentiel de développement considérable… lesquels ont poussé les autorités de l’époque de promulguer, dès 1965, le premier code des investissements dans l’objectif de valoriser ces potentialités en richesses réelles. Et de renseigner que ledit code d’investissement a subi par la suite plusieurs révisions, notamment en 19691974, 1979 et 1986. 

Il a expliqué qu’entre 1989 et 2001, et au milieu des tentatives infructueuses de libéralisation de l’espace politique d’investissements aux avantages, le pays a perdu le contrôle des politiques économiques et a basculé dans un cycle sans précédent d’hyperinflation, de dépréciation monétaire, de dollarisation croissante et de désintermédiation financière, de baisse de l’épargne, de détérioration de l’infrastructure économique et de déclin de la production à large assise. Et d’ajouter à ce tableau sombre que la situation économique et sociale a été aggravée par la guerre qui a éclaté en 1998.

Anthony Nkinzo, DG de l’ANAPI

Pour Anthony Nkinzo Kamole, les autorités du pays ont pris la mesure de cette situation paradoxale, au regard d’immense potentialités que regorge la RD-Congo, mues par la ferme volonté d’engager le pays sur l’orbite du développement et de le mettre au diapason des économies modernes, elles ont promulgué en 2002, un nouveau code des investissements. Comme pour boucler son explication sur les circonstances ayant entouré la création de l’ANAPI, le DG Nkinzo s’appesantira sur l’institution, par le nouveau code minier, notamment en son article 4, au titre d’agent d’exécution, de l’Agence nationale pour la promotion des investissements.

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