
Il y a quatre ans jour pour jour, le 1er juillet 2020, il avait plu au président de la République Félix Tshisekedi de nommer Jules Alingete Key aux fonctions d’Inspecteur général chef de service de l’Inspection générale des finances -IGF. Quatre ans plus tard, les résultats de la lutte menée contre la corruption et la prédation financière est positif, de l’avis de plusieurs observateurs et en témoignent les éloges du Chef de l’État. Plusieurs rapports ont marqué ces quatre dernières années. Retour sur les temps forts.
Allure paisible avec un regard félin, Jules Alingete a pris la dimension d’un collaborateur appliqué à la tâche, un haut fonctionnaire qui a osé défier les prédateurs financiers à ses risques et périls. La vie de l’Inspecteur général chef de service de l’IGF n’a pourtant rien d’ordinaire. Le groupe de gardes du corps, qui ne le lâche jamais des yeux, est là pour le rappeler ainsi que le nombre de cabales ourdies contre sa personne. Pendant ce temps, l’intéressé est resté focus sur les objectifs lui assignés par le Chef de l’État. «Le président de la République m’a chargé de réhabiliter l’IGF et de la sortir dans les rangs des spectateurs des antivaleurs. Il a souligné qu’il veut réussir son mandat et compte, pour ce faire, sur la fonction contrôle puisque le vol et la maffia ont détruit ce pays», a-t-il révélé au cours du tout premier numéro de «Parcours», une nouvelle émission de Top Congo Fm lancée fin mai 2024.
«Le Président Tshisekedi m’a encouragé et a renforcé mon esprit de combativité, me demandant de ne jamais reculer devant la corruption et les antivaleurs, me promettant son soutien sans faille tant que je resterais dans la légalité», a encore témoigné l’Inspecteur général chef de service, «conscient du défi» lancé à l’IGF à travers sa modeste personne et des attentes du président de la République.
Une vingtaine de gestionnaires avalés, près de 2 milliards de dollars sauvés de la prédation grâce à la patrouille financière!
Contre vents et marées, Alingete, le «chien méchant» de Tshisekedi, a fait du boulot, réussissant à avaler ou faire vaciller une vingtaine de personnalités publiques qu’il considère comme des délinquants financiers. L’ancien Premier ministre Matata Ponyo, traqué par la Justice dans le rapport Bukangalonzo, l’ex-PCA de la Gecamines Albert Yuma sorti pour gestion calamiteuse de l’opérateur public des mines et évaporation des centaines de millions de dollars sous forme des avances fiscales, l’ancien ministre de l’Epst Willy Bakonga puis son collègue de la Santé Eteni Longondo. Ces deux derniers ont été emprisonnés avant d’être libérés.
Le flic financier a aussi déballé l’ancienne ministre du Portefeuille Adèle Kayinda puis ses ex-collègues de l’Epst Tony Mwaba et de la Formation professionnelle Antoinette Kipulu, tous empêchés de se maintenir au gouvernement.
Les derniers grands commis de l’Etat que les enquêtes de l’IGF viennent de démonétiser sont l’ancien ministre d’État en charge du Développement rural François Rubota, expédié le 27 juin à la Prison de Makala pour détournement de deniers publics dans l’affaire de surfacturation des stations des forages, en même temps que l’homme d’affaires Mike Kasenga, alors que leur co-accusé, l’ex-puissant ministre des Finances Nicolas Kazadi, qui a pu voyager dimanche soir, très diminué, après avoir été empêché la veille à l’aéroport international de Ndjili de se rendre à Paris pour des soins, quittant la scène par la petite porte.
Deux gouverneurs de province et une dizaine d’autres mandataires publics sont également tombés après des ennuis avec l’Inspection générale des finances. Alingete a aussi fait emprisonner le DG du Bceco Matondo Mbungu, le DG de la Cominière Patient Mwamba pour bradage des actifs miniers de cette entreprise publique, le DG de Fomin, le DG du Secope Delon Kampay ainsi que l’Inspecteur général à l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel, Michel Djamba.
Il a demandé et obtenu que l’homme d’affaires Samba Bathily ne puisse pas quitter le territoire national sans avoir fini d’installer et livrer plus de 2500 lampadaires pour 13 millions de dollars. Il a fait bloquer, pour soupçons de corruption, surfacturation et usurpation d’identité, le contrat de recensement et de délivrance des cartes d’identité de près de 700 millions de dollars entre l’ONIP et Afritech/Idemia, faisant sa part et laissant à la justice de faire la sienne comme dans tous les rapports déjà mis à la disposition de cette dernière.
Les lauriers du Président et la consécration internationale au Parlement européen et au Parlement fédéral belge
Le nom de Jules Alingete est aussi lié à la revisitation des contrats chinois avec à la clé 7 milliards de dollars exclusivement dédiés à la construction des infrastructures routières dont 300 millions de dollars consacrés à l’aménagement de 63 km des rocades de Kinshasa, les premières de l’histoire du pays.
Grâce à son management sous le leadership du président de la République Félix Tshisekedi, l’IGF a pu se doter d’un siège moderne de 8 niveaux pour l’amélioration des conditions de travail de ses collègues inspecteurs des finances, auteurs de la renaissance de ce service technique rattaché à la Présidence de la République. Cet immeuble compte: 250 bureaux, 5 Salles de réunion de 50 places chacune, 1 Salle de conférences de 300 places, 60 toilettes, 5 cafétérias de 30 places chacun, 1 restaurant de 80 places, 4 ascenseurs, 50 caméras de surveillance et 1 équipement d’anti incendie et détecteur des feux. Ça s’appelle succes-story.
Le Président Tshisekedi lui-même se dit trop fier du travail de l’IGF ère Alingete. Début mai 2024, devant les membres de la Diaspora de la République Démocratique du réunis en Belgique, Tshisekedi a loué le travail qu’abattent sous son propre leadership les équipes de l’Inspecteur général chef de service.
«J’ai ressuscité et renforcé l’IGF. Je l’ai laissée rattachée à la Présidence pour la piloter moi-même en la dotant de tous les moyens. Aujourd’hui, l’IGF aide les pouvoirs publics à pouvoir mettre la pression sur ceux qui s’adonnent au détournement et à la corruption, elle dévoile tout les systèmes de corruption mis en place», déclarait Fatshi devant les caméras du monde. C’était pour la quatrième fois en l’espace de dix mois que le Chef de l’État parlait en bien l’Inspection générale des finances et tressait des lauriers à son lieutenant.
Dans son message du 30 juin 2024 lu à la télévision nationale, le président de la République a dit considérer que «son premier quinquennat a produit des résultats positifs sur les structures de l’État et la société, notamment et en premier lieu de la restauration de la fonction contrôle financier et d’audit des comptes publics de l’Etat pour améliorer la bonne gouvernance», laissant transparaître sa satisfaction dans ce secteur.
Également séduits par les prouesses de l’IGCS Alingete, le Parlement européen et le Parlement fédéral belge l’ont invité à leurs tribunes en septembre 2022 pour parler de la patrouille financière -ce contrôle préventif qui a sauvé près de 2 milliards de dollars des becs et griffes des prédateurs-, le prestigieux magazine Forbes l’a oscarisé la même année et Transparency International l’a complimenté en février 2024 pour les mêmes raisons. Une consécration internationale du travail abattu par un compatriote que des malins tentent désespérément de saboter sans parvenir à brandir un seul dossier compromettant contre Alingete dans ses habits d’Inspecteur général des finances chef de service. Depuis sa création en 1987, l’Inspection générale des finances n’aura jamais été aussi active, entreprenante et remuante dans la lutte contre la corruption, le détournement et tous les fléaux qui plombent les finances publiques.
