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RDC : Alingete loue les effets du contrôle a priori

La RD-Congo a enregistré une belle embellie dans la mobilisation des recettes, passant de 3 à 10 milliards en ressources propres. La prouesse a été rendue possible grâce à la patrouille financière instaurée par l’Inspection général des finances -IGF- dans les institutions publiques. Au cours de la présentation des nouveautés de l’avenant au contrat chinois, le weekend passé, devant les membres de la Société civile, Alingete a loué les effets de sa patrouille financière, «une opération de surveillance des dépenses et des recettes de l’État».

Pour le gendarme financier de la République, cette patrouille, qui est en fait un contrôle a priori «est très efficace et très adapté» pour la RD-Congo. Alingete a profité de la tribune pour dénoncer les «fils égarés» de la RD-Congo qui «ont entrainé le pays dans le fond». Pour illustrer ces pratiques néfastes, le gendarme financier a évoqué les multiples cas de surfacturation détectés par les inspecteurs de l’IGF dans l’utilisation des fonds destinés aux infrastructures dans le cadre du contrat chinois.

«Cette surfacturation a été organisée par des RD-Congolais. S’il y a des gens qui doivent être arrêtés, ce sont bien les fils du pays, notamment ceux de l’Agence congolaise de grands travaux -ACGT- et du ministère des Infrastructures et Travaux publics -ITP», a tonné Alingete, désabusé de voir ces «fils égarés» vaquer librement à leurs occupations.

«Nous sommes, nous RD-Congolais, responsables de cette situation», a-t-il déploré. Pourtant, «les dossiers ont été transférés au niveau des cours et tribunaux».

L’IGF en chef plaint ainsi la justice alors que le rôle de structure, en tant qu’organe de contrôle, se limite à la «constatation des faits» et à déferrer les «prédateurs» devant la justice. «Quand on veut lutter contre la corruption et les antivaleurs, il y a des structures qui doivent s’impliquer. C’est à la justice de faire son travail. Si nous voulons avoir un système efficace de lutte contre la corruption, nous devons avoir des organes de contrôle à la hauteur et la justice doit également fait sa part», a interpellé Alingete.

Du haut de ses 60 ans dont 35 passées dans les couloirs de l’IGF, Jules Alingete s’est employé, depuis sa nomination en juin 2020, à faire de ce service le bras séculier de la bonne gouvernance, en déployant ses inspecteurs dans «tous les ministères et les centres névralgiques des finances publiques», avec des résultats palpables.

Alingete lui ne jure que par le contrôle a priori, garantie, selon lui, de l’implémentation de cette bonne gouvernance voulue par Félix Tshisekedi. Cette patrouille financière vise principalement 4 objectifs: la priorisation des avantages sociaux dus au personnel en apurant progressivement des arriérés, le respect des obligations fiscales, le blocage des avantages injustifiés et, enfin, le contrôle de régularité de fisc pour l’octroi des marchés publics pour le compte des entreprises d’État et des provinces.

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