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Affaire BIAC: Deo Gratias Mutumbo convoqué à la Chambre basse

Alors que la Banque internationale pour l’Afrique au Congo -BIAC- dément catégoriquement les informations sur sa situation financière, les guichets sont restés fermés jusqu’à lundi dernier. Cette situation faisant état des difficultés que rencontre la BIAC justifie la question orale avec débat du député national Jean Lucien Busa. Déjà lundi 4 avril dernier, l’élu de Budjala a déposé au bureau de l’Assemblée nationale sa lettre qui responsabilise la Banque centrale du Congo -BCC.
Jean Lucien Busa veut avoir plus d’éclairage sur la situation qui secoue la Banque internationale pour l’Afrique au Congo -BIAC. Depuis quelques jours, cette bancaire commerciale connait un problème de liquidité. Des clients affluent dans différents guichets et distributeurs automatiques pour retirer leurs épargnes mais ils n’ont pas été servis. Cette situation a poussé le Conseil d’administration de la BIAC à limoger son ancien directeur général Michel Losembe, remplacé par Anne Mbuguje avec des objectifs précis et immédiats. Pour le député national Jean-Lucien Busa, la Banque centrale du Congo -BCC- est responsable de cette situation. «La Banque centrale du Congo doit nous expliquer comment on en est arrivé là. Est-ce que l’indépendance de la Banque centrale dans la conception et la mise en œuvre de la politique monétaire est-elle encore respectée?», s’est interrogé Jean Lucien Busa qui incrimine la BCC.
A en croire le député, en tant que banque des banques, la BCC n’a pas joué son rôle pour réguler le système financier RD-congolais. Selon une communication du Gouvernement central, la BIAC, aujourd’hui la troisième banque en RD-Congo, avait fait l’objet d’un audit de la BCC de juin 2015 à février 2016. Cet audit a confirmé la solidité des fondamentaux de cette banque. Quelques problèmes organisationnels mis à jour par les auditeurs ont justifié l’élaboration d’une nouvelle feuille de route plus ambitieuse et d’un plan de refinancement et de réorganisation sous la supervision de la BCC. Il s’agissait là de mesures techniques opérationnelles et d’une stratégie de consolidation et de croissance normale qui ne doivent pas créer l’agitation. «Où sommes-nous là?», s’est interrogé à nouveau l’élu de Budjala. Pour lui, la première faute est que la Banque centrale du Congo a rompu sa ligne de financement en faveur de la banque de façon brutale. Il a poursuivi en disant: «la BCC a puisé dans le compte de la BIAC selon nos informations UDS 30 millions pour financer les dépenses gouvernementales en termes de prêt». A en croire Jean Lucien Busa, la BIAC compte 400 000 déposants et USD 450 millions de dépôt. Le député national a déploré que ce qui arrive à la BIAC touche des millions de RD-Congolais en commençant par ses employés, les entrepreneurs, y compris leurs employés. Entre-temps, tous les guichets de la BIAC sont fermés à Kinshasa conformément au communiqué de la BCC. Plusieurs personnes qui se sont rendues dans leurs agences n’ont pas pu accéder. L’objectif d’après la BCC est de préparer un retour au fonctionnement normal de cette institution financière. Jean Lucien Busa s’étonne comment est-ce-que le gouvernement peut inviter les centaines de milliers d’épargnants de la BIAC à la sérénité alors que les guichets restent fermés.
Bijou KULOSO

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