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Mushikiwabo lance un défi aux entrepreneures RD-congolaises

Au siège de la Fédération des entreprises du Congo -FEC-, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie -OIF-, Louise Mushikiwabo, a rencontré les femmes entrepreneures de la RD-Congo. La rencontre s’est tenue samedi 23 samedi 2019 en présence de certaines figures de la gente féminine RD-congolaise, dont la vice-présidente nationale en charge  des femmes entrepreneures de la FEC, Eliane Munkeni Kiekie, à qui Louise Mushikiwabo avait fait la promesse de venir en RD-Congo pour rencontrer les femmes entrepreneures.

 A huis clos, la SG de l’OIF s’est entretenue avec les femmes présentes pour la circonstance et les a invitées à redoubler d’ardeurs pour l’émergence d’une classe féminine entrepreneuriale.

Au terme de cette rencontre, Eliane Munkeni a fait savoir: «vu la difficulté de rencontrer toutes les femmes entrepreneures de la RD-Congo, j’ai réuni les présidentes des associations des maraichères pour démontrer à tout le monde que la FEC est, depuis 6 mois, déterminée à relever les femmes même les mamans maraichères». De son avis, la FEC veut démontrer à la face du monde qu’elle est disposée à accompagner non seulement les nantis mais aussi toutes les personnes désireuses d’entamer une affaire.

«Je lui avais parlé de l’organisation de la femme en RD-Congo. Elle m’a cru mais elle m’a dit que je viendrai voir et entendre. Elle m’a lancé un défi. Elle veut du concret au mois de septembre», a révélé Eliane Munkeni qui, sans tarder, a fait tourner son cerveau pour trouver les premières stratégies pouvant l’aider à relever ce défi. «Je fais appel aux présidentes de toutes les associations de venir nous rencontrer à la FEC pour voir comment l’on pourra travailler ensemble», a-t-elle dit, avant de dévoiler sa philosophie de travailler.

«Ma philosophie est d’être d’abord indépendante avant d’attendre quoi que ce soit des autres. Nous devons nous sauver nous-mêmes avant d’espérer quelque chose des autres. Si nous sommes organisées, nous pouvons attirer ces institutions. Ces institutions aiment bien rejoindre un bateau qui naviguait déjà. Elles viennent pour pousser afin d’aller davantage de l’avant. Elles n’aiment pas là où il faut commencer», a signifié la vice-présidente nationale en charge des femmes entrepreneures de la FEC non sans solliciter des fonds de la part des potentiels partenaires pour former les femmes entrepreneures. «Ma priorité est de commencer par une couveuse, un endroit où nous allons former les mamans. Ça ne sert à rien de commencer les affaires sans être ni formée ni informée. La formation passe avant tout», a-t-elle insisté. Et de préciser: «je vais identifier les femmes, les former, les aider à réaliser un projet avec l’appui du Guichet unique, notre partenaire. Par la suite, nous allons les pousser à monter des entreprises. C’est alors que l’on peut se mettre à chercher l’argent. Chercher l’argent est la 3ème priorité».

Pour Eliane Munkeni, la RD-Congo a présentement besoin d’un appui technique avant de penser à toute autre chose. «Nous, en RD-Congo, nous allons demander un appui technique: de l’espace pour pouvoir travailler et avancer», a-t-elle souligné avant de faire place à un moment d’échanges et de dégustation entre les différentes invitées dans la salle de conférence de la FEC.

Laurent OMBA

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