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Carole Agito projette une restructuration en profondeur de la SONAS

L'ADG de la SONAS, Carole Agito
L’ADG de la SONAS, Carole Agito
La Société nationale d’assurances -SONAS- a ouvert, hier jeudi 31 octobre 2013 en la salle Cassiopée dans la commune de la Gombe, la session budgétaire consacrée à l’évaluation du budget 2013 et à l’élaboration du projet du budget 2014. A cette occasion, l’Administrateur délégué général a.i de la SONAS, Carole Agito, a annoncé la restructuration profonde de son entreprise dans les prochains jours. A l’en croire, cette restructuration ne pourra être effective qu’avec les moyens propres de la SONAS et les efforts de tous ses collaborateurs.
Les participants à ces assises vont se livrer, pendant près d’une semaine, à une série de réflexions, de partages et d’échanges instructifs devant les amener à produire le budget de l’exercice 2014. Selon le président de la commission budgétaire 2014, Luc Miruho Ntale, contrairement aux budgets de cinq derniers exercices qui intégraient uniquement l’éventualité d’ouverture du marché des assurances, les prévisions pour l’année 2014 devront en plus prendre en compte l’effectivité de l’adhésion de la RD-Congo à l’OHADA par le basculement de sa comptabilité à partir du 1er janvier 2014 au code CIMA. Miruho justifie également la tenue de ces assises par la mise en place prochainement sous l’égide du gouvernement, d’une nouvelle feuille de route du processus de transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales. Car, poursuit-il, l’exécution de cette feuille de route touchera sans nul doute le budget de l’exercice 2014.
« Si je disais que l’heure est grave ou mieux plus que grave, je n’aurai pas exagéré, j’aurai juste interpellé chacun de nous à mieux cerner le défi qui se dresse devant le destin de notre chère entreprise et avec elle, celui de chaque membre que comptent nos familles respectives. Il s’agit bel et bien, aujourd’hui plus que jamais auparavant, de la destinée de la SONAS, de celle de l’entreprise et de tous ses employés », a interpelé Luc Miruho. Et d’ajouter qu’à la veille de l’application du code CIMA et de la libéralisation du marché des assurances en RD-Congo, la commission budgétaire se voit contraint de stigmatiser deux grands maux qui exposent la SONAS à une disparition certaine. Ces maux sont le dépassement sensible et nocif de la marge technico-financière sur la marge technique et la gestion des débiteurs techniques. Pour y faire face, le président de l’actuelle mission budgétaire a appelé les participants à s’y prendre à temps et à s’y appesantir de façon particulière au cours de cette session budgétaire.
Dans son allocution, l’ADG a.i Carole Agito, a souligné que l’encadrement structurel qui découle de l’applicabilité du code CIMA fixée au 1er janvier 2014, impose dès à présent à la SONAS d’épingler la qualité déplorable dans la gestion quotidienne de certaines entités et surtout dans le respect des normes du secteur des assurances dans la gestion des primes. Elle a fait savoir que la marge techno-financière a toujours été beaucoup plus importante que la marge technique qui prive l’entreprise d’importantes ressources pouvant lui permettre d’assurer une bonne gestion assurantielle des primes. Quant aux charges du personnel qui alourdissent les charges d’exploitation, Carole Agito a signifié qu’il y a lieu de stigmatiser le cas des frais administratifs dont les dépenses s’effectuent délibérément en violation du plan de trésorerie. Le numéro 1 de la SONAS a ainsi évoqué le cas de dépassement, dans la plupart des agences, des frais administratifs à un niveau très préoccupant. Raison pour laquelle, fait-elle savoir, des mesures administratives tendant à mettre fin à ces dérapages dans la gestion des recettes ont été prises récemment, surtout que des pratiques inadmissibles ont été constatées ça et là.
Profitant de l’occasion, Carole Agito a annoncé à ses collaborateurs des sanctions plus énergétiques à l’endroit des récidivistes tant dans les entités que dans les directions normatives. Cela après le constat amer fait par la direction générale à propos des rapports mensuels d’activités de différentes entités, agences comme directions normatives ou techniques de la SONAS.
«Trop peu les transmettent à la direction générale dans le délai, quelques unes le font en retard, et le plus grand nombre presque pas. A ce sujet, je voudrais donc vous rappeler que les responsabilités que vous assumez au sein de cette entreprise sont un mandat que vous avez reçu de la direction générale de cette même entreprise. Vous avez donc l’obligation de lui rendre compte et ce, régulièrement et dans le délai», a-t-elle martelé.
Au terme de son adresse, l’ADG a.i Carole Agito a invité ses collaborateurs à ne pas perdre de vue que l’épineux problème du passif non assurable n’aura de début de solution que dans les efforts et sacrifices que tous auront à consentir pour constituer des ressources supplémentaires. Elle a ainsi appelé à l’engagement sans faille de la délégation syndicale à sensibiliser tout le personnel de la SONAS à s’impliquer dans le travail productif.
Tino MABADA

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